TOMB RAIDER
Tomb Raider est un jeu vidéo d'action-aventure développé par Core Design et édité par Eidos en 1996 sur DOS, PlayStation, Saturn et Macintosh.
Premier épisode à succès de la série Tomb Raider, son héroïne, Lara Croft, est devenue l'un des personnages les plus populaires du monde du jeu vidéo. HISTOIRE
Lara Croft, une aventutière londonnienne, est contactée par Jacqueline Natla de Natla Technologies pour retrouver un objet «aux pouvoirs extraordinaires» : le Scion des Atlantes.
Miss Croft décide de partir à sa recherche et tout commence au Pérou où elle aura à affronter loups, ours, et même dinosaures dans l'immense cité Inca : Vilcabamba pour finalement accéder au tombeau de Qualopec, l'un des gardiens d'Atlantide qui possède un des morceaux du Scion.
Puis, trahie par l'homme de main de Natla, Larsen, elle part pour la Grèce antique, où elle devra explorer les labyrinthes d'un temple célébrant les grandes figures antiques : Atlas, Damoclès, Thor, Neptune et Midas et mise à l'épreuve par un autre homme chargé lui aussi de retrouver le fragment : Pierre Dupont.
Les méandres de ce complexe antique s'enfoncent profondément sous terre jusqu'au second fragment du Scion et à la tombe de Tihocan, second gardien de la cité engloutie.
L'aventure continue en Egypte où un temple immense et sacré renfermerait le dernier morceau de la relique tant convoitée.
De là, Lara rejoint le bateau de Natla et de ses trois hommes de main pour les suivre dans la cité perdue d'Atlantide où d'étranges créatures l'empêcheront de retrouver Natla et les morceaux du Scion.
GAMEPLAY
Le joueur dirige Lara Croft dans un jeu de plate-forme en 3D, comprenant la résolution d'énigmes et des combats aux armes à feu.
Il est possible de sauter (en avant, en arrière et sur les côtés), de s'accrocher aux parois et de les gravir (à la manière de Prince of Persia), de nager, de pousser des blocs et actionner des leviers.
Le joueur peut sortir des pistolets (qui sont les armes de base à munitions illimitées, d'autres armes étant disponibles en quantité limitées) et tirer ; lors de ces combat - où interviennent le plus souvent des animaux sauvages et des dinosaures, plus rarement des humains - le joueur ne dirige pas la visée, qui est automatique, mais seulement les déplacements et les tirs du personnage.
Il est possible de sauvegarder lorsque Lara touche un des nombreux cristaux bleus inamovibles disséminés à travers chaque niveau.
Les joueurs sur ordinateur peuvent sauvegarder quand bon leur semble, contrairement aux joueurs sur console.
Étant le tout premier opus de la série, les mouvements de l'héroïne sont relativement basiques : elle peut sauter dans les cinq direction (avant, arrière, droite, gauche et sur-place) et s'accrocher aux parois pour les grimper ou s'y déplacer latéralement.
Lara peut aussi nager sous l'eau pendant environ une minute. Lara peut aussi faire le saut de l'ange ainsi que le poirier.
Elle peut, enfin, interagir sur des blocs à pousser/tirer et des leviers, qu'ils soient au sec ou sous l'eau.
Lara retrouve ses forces par des trousses de soins de deux types, les petits qui restaurent 50% de la barre de vie et les grosses qui redonnent 100% d'énergie.
Les objets et morceaux de puzzles sont très divers et disséminés à travers le jeu, et certaines fois très bien cachés.
Lara devra notamment retrouver des clefs, des statuettes, des ânkh, des barres de plomb et des fusibles entre-autres...
Idem pour les munitions, à l'exception des pistolets dont les munitions illimitées, elles sont disséminés un peu partout et peuvent constituer des secrets.
Le jeu comporte quatre armes au total.
Les pièges et les énigmes de Tomb Raider vont d'un extrême à l'autre. D'un coté on retrouve les très basiques piques acérés, lance-flamme et autres rochers dégringolant mais il faudra aussi faire face à des coulées de lave, des systèmes de poulies, des itinéraires incertains le longs de parois rocheuses et autres sosies imitant le moindre de vos mouvements.
Les énigmes régulent en fait le niveau de difficulté du jeu, ainsi elles sont élémentaires au début et tendent à devenir plus longues et compliquées tant le joueur avance dans l'aventure.
On note cependant que le jeu ne possède pas vraiment de grosse énigme en soit, tout s'enchaîne et il est difficile de rester bloqué très longtemps.
Tomb Raider premier du nom se détache involontairement de ses successeurs par la place donnée aux ennemies type humain qui ne sont "seulement" au nombre de six.
Le reste des ennemies sont largement représentés par une faune sauvage et féroce allant du loup au crocodile en passant par des lions, des gorilles et dinosaures entre autres.
Aussi la présence de monstres et de momies égyptiennes.
Bien que Lara ne porte que son fameux short et son haut moulant vert durant le jeu, elle est en jogging et petit débardeur dans le niveau d'entraînement qui se déroule chez elle.
Source : Wikipédia
Intro de Tomb Raider 
TOMB RAIDER 2 : LA DAGUE DE XIAN
En 1997, Lara est encore toute jeune ! La jeune aventurière révélée lors d'un premier épisode révolutionnaire et novateur dans son concept, revient donc nous titiller avec un second opus...
Inutile de se demander s'il était de qualité, dans le cas contraire, on n'entendrait plus parler de Miss Croft depuis belle lurette !
Qu'y a-t-il derrière cette belle plastique ? Euh ... pardon, derrière ce beau boitier en plastique ?
Lara a tout pour réussir ! La PlayStation, à l'époque, ouvre le monde des jeux vidéos à un nouveau public de joueurs plus âgés, plus matures !
La demande évoluant, l'offre vidéo ludique composée alors de jeux d'aventures peu aguicheurs va se transformer pour capter toute cette foule de trentenaires qui, entre midi et deux au bureau, matent une partie de Lara !
Il faut dire que le jeu à des arguments : décors entièrement en 3D, pléthore d'armes, avalanches d'ennemis, scénario à rebondissements digne de la série Alias (quoique pas crée à l'époque) !
Tomb Raider, c'est le mélange d'un jeu d'aventure au scénario exaltant, et d'un jeu d'action ultra-palpitant !
Ce deuxième épisode, est plus mature que son aîné, et propose un scénario beaucoup plus fouillé et surtout beaucoup plus complexe !
Sur le plan technique, le jeu est encore plus beau que son ainé ; ce deuxième épisode, tout en restant dans le ton du premier en gardant la même maniabilité parfois critiquée, le même système d'armes et d'interactions avec les objets, met le cran au-dessus en terme d'action, tout en proposant les traditionnelles énigmes !
Une suite, mais quelle suite ! HISTOIRE
La force principale de Tomb Raider 2, c'est sans nul doute son scénario en béton, peut-être le meilleur de la saga !
En effet, Lara, qui vit tranquillement en Grande Bretagne dans le château familial, est contactée par une organisation qui lui demande de lui ramener la fameuse dague de Xian !
Lara accepte la mission, et se retrouves pour un premier niveau sur la Muraille de Chine, du moins, une partie méconnue du grand public !
Le premier niveau met tout de suite dans l'ambiance pour les néophytes de la série : animaux agressifs, passages exigües qui nécessitent réflexion... pièges à outrance, clefs cachées...
Bref tout y est !
A la fin du niveau, Lara tombe sur un bien étrange personnage qui avant de mourir, lui parle d'un certain Bartoli, un mafieux Italien...
Ni une, ni deux, Lara s'envole pour Venise à la recherche de ce Bartoli ! GAMEPLAY
Les niveaux vénitiens sont sans doute les plus beaux du jeux, ils vous mettent en confrontation directe avec des hommes armés (des mafieux en somme), vous permettent d'utiliser un bateau (premier véhicule)...
L'action est palpitante et se terminera en tuerie dans un théâtre en prise avec un homme démesuré digne de Requin de la série des James Bond !
S'en suit alors une folle poursuite à la recherche de la dague qui vont vous mener successivement sur une plate-forme pétrolière ou vous serez prisonnier(ère, plutôt), puis dans un sous-marin russe échoué au fond de l'eau avec des rares poches d'oxygène...
Plus on avance, et plus le scénario devient flou, les barrières entre la réalité et l'au-delà disparaissant peu à peu pour révéler un monde totalement mystique avec des statues qui s'animent... bref le grand frisson !
Les armes sont bien sûr au rendez-vous avec un large éventail : du simple pistolet au M16 en passant par le harpon, les uzis, les automatiques en tous genres...
Les énigmes, sans être d'une difficulté insurmontable, sont parfois assez complexes, et il faudra farfouiller un moment avant de les trouver et de comprendre le fonctionnement des énigmes à la Tomb Raider.
Dans cet épisode, vous pouvez sauvegarder à n'importe quel moment, pas de points de sauvegarde, c'est bien pratique pour éviter de se taper 50 fois les mêmes passages !
Jouabilité : Lara est assez lourde, on dirait qu'elle à un problème d'articulations au niveau du bassin ! C'est la jouabilité typique des Tomb Raider, ça demande une période d'adaptation !
La manette de base de l'époque (sans Dual Shock) est parfaite !
Graphismes : ce deuxième épisode est beaucoup plus beau que son prédécesseur, et propose surtout une plus grande variété dans les décors !
Bande son : du haut niveau pour un jeu vidéo ! Les musiques sont haletantes pendant les périodes d'action, d'autres, plus énigmatiques dans celles de réflexion ou lorsque l'on avance à l'aveuglette sans savoir si un monstre se cache au prochain coin !
Durée de vie : une vingtaine de niveaux, des sortes de niveaux "boss" avec de gros challenges à la fin de ceux-ci, un énorme boss à la fin du jeu ; le tout sur une multitude d'environnements différents !
Le jeu est assez complexe, long, mais passionnant, on le voit pas passer.
Tomb Raider 2, c'est l'explosion du phénomène Lara Croft ! Ce deuxième épisode supplante largement le premier qui avait pourtant placé la barre très haut !
Un scénario très recherché, mais surtout un énorme vent de fraicheur à l'époque dans la catégorie action/aventure ! Source : emunova.net
Intro de Tomb Raider 2 : La Dague de Xian

TOMB RAIDER 3 : LES AVENTURES DE LARA CROFT
Objet de tous nos fantasmes depuis quatre ans maintenant, Lara Croft revient sur PlayStation dans le troisième volet de ses aventures.
Je vous rappelle quand même que Tomb Raider est le premier jeu d'aventure en 3D dans lequel on a pu incarner un personnage féminin, et cela en vue à la troisième personne (derrière le personnage).
HISTOIRE
Après avoir recherché le Scion, de petites statuettes de dragon et autres babioles archéologiques, Lara se lance dans la recherche d'artefacts fabriqués dans des morceaux de la météorite responsable (il paraît) de la disparition des dinosaures...
Donc rien de transcendant dans le scénario, mais une totale indépendance avec les deux premiers opus, ce qui n'est pas trop mal.
Les habitués des Tomb Raider ne seront pas déstabilisés face à Tomb Raider 3 car il reprend le principe qui a fait la célébrité des autres : une jolie héroïne à la forte poitrine, dotée d'une grande panoplie de mouvements (il y en a de nouveau : ramper,...) et d'un arsenal bien rempli parcoure le monde à la recherche d'un on ne sait quoi qui est aussi convoité par des vilains messieurs.
A présent, passons dans le vif du sujet.
GAMEPLAY
Vous avez donc, comme je viens de le préciser, le choix entre deux options de jeu. Commençons tout d'abord par parler de l'entraînement, aussi connu sous le nom de "Manoir de Lara".
Vous commencerez ce niveau dans la chambre de Lara, dans laquelle brûle un petit feu de cheminée malgré le beau ciel bleu qu'il fait à l'extérieur (ah, ces Anglais...).
Le manoir est découpé en zones qui correspondent à des épreuves. Par exemple, il y a la piscine, la salle de gym, le parcours du "combattant", le pas de tir, le labyrinthe et la salle des trophées.
Chaque épreuve vous est expliquée par la langoureuse voix de Lara, ce qui permet d'éviter certaines bourdes, et d'exploiter toutes ses capacités.
En tout cas, le principe de ce niveau, même s'il n'est pas nouveau, est vraiment sympathique : les novices pourront apprendre à maîtriser leur nouvelle héroïne, et les connaisseurs se lanceront dans des concours de vitesse sur le parcours du combattant, et chercheront à ouvrir la salle secrète.
Allez, on a assez tourné autour du pot : passons à la quête proprement dite. Elle se compose de cinq parties qui comptent trois missions chacune, d'où quinze missions de jeu.
Vous aurez, tout d'abord, le plaisir de parcourir la jungle avec ses tigres, ses singes et ses serpents. Puis, vous irez faire un tour sur les toits de la cité londonienne en essayant de ne pas vous faire descendre par une bande de joyeux lurons armés jusqu'aux dents.
Après la folie des villes, vous retrouverez le calme du désert de l'Arizona et la célèbre Area 51 (on voit même un ET sur une table d'opération ! Sauvons les ET !!).
Et enfin, vous irez vous prélasser sur une île du Pacifique remplie d'indigènes hargneux (ce ne sont vraiment pas des G.O.), puis vous goûterez le fruit de votre travail en Antarctique, lieu de découverte de statues identiques à celles de l'île de pâques.
La première chose que je peux dire c'est que vous verrez du pays !!
Eh bien, dans ce nouveau Tomb Raider, il y a de bonnes choses. C'est bien normal, me diriez vous, car sinon il n'y aurait pas d'intérêt à faire ce paragraphe.
Ce Tomb Raider même s'il n'est pas révolutionnaire par rapport au précédent, apporte des améliorations qui sont intéressantes.
On peut, par exemple, noter que les niveaux se passent presque tous en extérieur. De plu,s ils sont grands, leur architecture est vraiment bien pensée et ils sont d'une grande diversité.
À côté de cela, on peut parler de l'animation de Lara qui a encore été améliorée : on dirait un personnage réel lors de ses mouvements.
On peut aussi épiloguer sur la très grande durée de vie, les nombreux véhicules à piloter (canoë, quad, jeep,...) et les scènes cinématiques, qui même si elles ne sont pas très belles, font le lien entre le scénario et les niveaux en français dans le texte.
Par contre, ce Tomb Raider garde une quantité de bugs de collision, et autres bugs en tout genre que l'on aurait bien aimé voir disparaître dès le premier volet.
Il est tout de même inadmissible qu'un jeu garde les mêmes problèmes d'affichages au fil des nouveaux opus...
Outre les bugs, il y a aussi la modélisation qui laisse à désirer. Le moteur graphique n'a pas changé et n'a gagné que quelques améliorations mineures qui ne cachent pas ses faiblesses : les personnages et les niveaux sont taillés à la serpe, pas la moindre courbe, et des textures grossières surtout si vous n'avez pas de carte 3D...
Et dire qu'ils nous annoncent un nouveau moteur depuis Tomb Raider 2 !! Autres gros problèmes, les énigmes.
En effet, celles du 2 étaient enfantines, et la plupart du temps on ne faisait que tirer, mais là il faut s'occuper d'énigme d'une difficulté parfois ahurissante.
Ajoutez à ces énigmes des passages infranchissables où il faut s'y reprendre à quinze fois pour arriver à les passer, et vous arrivez sur un jeu vraiment frustrant (les Américains ont été dégoûtés par ce jeu).
Vraiment, les gars d'Eidos ont abusé sur ce coup-là....
Et bien, comme pour tous les Tomb Raider : un bilan assez mitigé. On trouve toujours du très bon qui côtoie du très mauvais (il y en a qui ne connaissent pas le milieu chez Eidos) : une bonne animation et de mauvais graphismes, des maps intéressantes mais infranchissables....
Ce jeu s'adresse au fan de Miss Lara qui passeront de longues heures à essayer de le finir. Je soupçonne fortement cette séquelle d'avoir uniquement un but commercial (une bonne idée, c'est fait pour faire de l'argent quand on est dans le business, même si c'est au détriment du joueur, n'est-ce pas les gars...).
Mais bon, Lara reste Lara et chacun fera son choix en son âme et conscience.
Source : macgamezone.com
Intro de Tomb Raider 3 : Les Aventures de Lara Croft

TOMB RAIDER : LA REVELATION FINALE
Après avoir bien tiré sur la corde et épuisé le filon de Lara, Eidos se veut humble et nous affirme que son dernier Tomb Raider est une cure de jouvence pour les passionnés de l'exploratrice anglaise.
Retour aux sources.
Quatrième épisode, un record de longévité quand on y pense et qui s'apparente plus à du vil mechandising qu'à des suites réfléchies et pensées pour le public.
L'attrait des Tomb Raider s'est rapidement effrité auprès de la presse spécialisée pour atteindre un mélange de haine et de déception amoureuse au fil des épisodes et à mesure que le grand public s'accaparait notre petite préférée.
Le dernier jeu en date, le troisième, était très médiocre et c'est pourquoi Eidos veut retourner à ses premières amours.
Grand bien lui fasse.
HISTOIRE
Cette fois-ci, c'est l'Egypte qui sera la destination privilégiée de Lara. A vouloir trop fouiner, Lara Croft libère Seth, le dieu des enfers égyptiens.
Le thème et la façon dont le scénario s'égrène n'est pas sans rappeler le premier épisode avec par exemple, un rival possédant les mêmes mouvements qu'elle.
GAMEPLAY
La sempiternelle séance d'entraînement dans votre manoir anglais a été secouée et intégrée dans l'aventure sous la forme d'un flashback où la future bombe anatomique britannique apprend les ficelles du métier grâce à son mentor, l'archéologue Werner Von Croy.
Evidemment, on passe en revue tous les mouvements, ce qui permet d'ailleurs de dénombrer les fameux nouveaux mouvements auquels nous sommes maintenant habitués à chaque nouvelle mouture.
Lara peut donc maintenant grimper le long de cordes et de perches et sa gamme de mouvements a été entièrement remodélisée.
Une nouvelle technique lui permet en plus d'être faite d'une seule pièce, évitant ainsi le piège des textures non jointes pour ses différents éléments.
Graphiquement, quelques innovations comme des effets de lumière sont maintenant présents dans les niveaux.
Le "framerate" est assez bon avec tout de même quelques ralentissements lors d'arrivées fracassantes dans des pièces gigantesques mais rien de dramatique.
Par contre, ce que je n'arrive pas encore à comprendre, c'est comment un moteur 3D aussi "vieux" que celui de Tomb Raider, donc normalement réglé au quart de poil, peut être encore aussi buggé !
Ca me dépasse totalement de voir les textures clipper et les personnages se rentrer dedans. Au bout d'à peine quelques minutes, mon cher mentor était déjà en train de courir dans un mur sans s'arrêter et j'ai dû le pousser pour qu'il reprenne sa course normale...
Enfin bon, à part ça, les niveaux très égyptiens rappellent eux-aussi l'épisode originel et si l'impression générale est toujours majestueuse, il ne faut pas s'amuser à regarder de trop près les murs, ça pixellise énormément.
Les niveaux ont été aussi repensés pour reprendre le format original qui avait fait cruellement défaut dans le troisième épisode.
Finies les séances d'exploration de quatre heures où on se perdait à chercher un objet dont on ne connaissait même pas la forme.
Là, les niveaux sont beaucoup plus petits, bien plus dirigés avec des objectifs clairs. On perd évidemment en durée de vie mais la ribambelle de nouveaux ennemis et d'énigmes à résoudre est là, en plus grande quantité.
D'ailleurs ces énigmes relèvent maintenant plus du véritable jeu de plates-formes que du jeu de réflexion, ce qui n'est pas non plus pour me déplaire.
Autre nouveauté, l'inventaire a été complètement refait et dispose d'une interface pour lui tout seul. L'intérêt est que vous pouvez à présent combiner différents objets entre eux pour obtenir certaines combinaisons, indispensables à l'accomplissement de certaines tâches.
Au final, malgré les quelques efforts faits par Eidos pour revenir au plaisir du premier Tomb Raider, on est loin du compte.
Les mêmes ingrédients sont repris, les mêmes types d'énigmes, les nouveaux véhicules qu'il vous faudra maîtriser, les nouvelles tenues de Lara.
Bref, l'effet Lara Croft a peut-être tendance à s'essoufler à force de s'autoplagier. Bon jeu pour ceux qui ont encore envie d'en prendre une quatrième bouchée.
Kornifex, le 03 décembre 1999
Source : jeuxvideo.com
Cutscene de Tomb Raider 4 : La Révélation Finale

TOMB RAIDER : SUR LES TRACES DE LARA CROFT
Il y a quelques temps, un nouveau Tomb Raider était un événement de taille...
Mais il faut bien avouer qu'on s'habitue avec le temps, et que les révolutions se sont fait attendre à chaque fois sans jamais montrer le bout de leur nez.
Ce nouvel épisode ne déroge pas à la règle et vous y trouverez des armes, des puzzles frustrants en temps limité et un moteur qui n'est plus de première jeunesse.
Vous savez bien, ces séries télé pas vraiment géniales pour lesquelles les scénaristes en manque d'inspiration font des épisodes flashback...
Bref, vous m'avez compris, Tomb Raider 5 ressemble un peu trop à un plan marketing pour qu'Eidos puisse fêter dignement Noël avec de la dinde aux marrons.
De nombreux éditeurs nous ont habitués à ce genre de chose, et voici une série de plus qui s'achève en queue de poisson.
Vous y trouverez peu d'originalités, une réalisation similaire à celle des épisodes précédents et le même goût prononcé pour une augmentation tout ce qu'il y de plus artificielle de la durée de vie à travers des épreuves qui mélangent savamment supplices et frustrations.
Les habitués reconnaîtront.
HISTOIRE
Donc, les proches de Lara Croft vont se réunir pour discuter de ses exploits passés autour d'un bon feu de bois, et évoquer quatre de ses aventures à titre posthume.
La première vous emmènera visiter la capitale Italienne de fond en comble, la deuxième, moins poétique, vous proposera de vous infiltrer dans un chantier de construction navale militaire russe, la troisième vous ramènera dans l'enfance de Lara sur l'Ile Noire et la dernière vous transformera en ninja sur les toits d'une tour futuriste de haute sécurité (ouf).
Ces quatre aventures, bien qu'un peu trop décousues, restent de bonne qualité, tant dans la trame générale que dans la durée de chacune d'entre elles, mais c'est surtout du point de vue de l'intérêt que la bât blesse.
GAMEPLAY
En effet, le jeu consiste plus que jamais à une suite sans fin de récupération de clés et d'ouverture de portes.
Même si ça a toujours été le principal intérêt de la série des Tomb Raider, une once d'originalité n'aurait pas fait de mal et aurait surtout évité de lasser définitivement le public déjà maigrissant de la brave Lara, d'autant plus que d'autres jeux ont prouvé qu'on pouvait renouveler le genre efficacement.
Certes, vous trouverez quelques nouveautés dans ce nouvel opus et Miss Croft pourra maintenant marcher sur les cordes raides, se balancer sur des barres parallèles, fouiller dans des dossiers ou encore mener quelques attaques furtives au corps à corps.
Juste quelque petits plus qui donnent de meilleures possibilités de mouvement à l'héroïne, mais qui ne révolutionnent en rien le gameplay du jeu.
Le maniement du personnage est toujours strictement le même (c'est à dire un peu lourd) mais donne un avantage aux fans des premiers épisodes qui n'auront pas de problème pour prendre les commandes en main.
Graphiquement parlant, vous ne trouverez pas non plus de révolution car le moteur de jeu vieillissant est resté fidèle au poste.
Du coup, les graphismes ont gardé cet aspect un peu fouillis, et la pixellisation est toujours aussi importante quand on se rapproche des murs.
Les décors sont tout de même d'une qualité honorable, mais parfaitement semblable à celle de l'épisode précédent.
Côté son, même rengaine avec des effets sonores qui n'apportent rien de neuf et des musiques qui ne tireront de vous aucune larme.
Pour résumer, rien n'est vraiment mauvais dans ce jeu, mais la sensation de déjà vu est telle qu'on se lasse dès les premiers mètres parcourus par la belle.
Sautez, ramassez une clef, ouvrez une porte, répétez à l'infini et vous aurez fait le tour du jeu. A conseiller de préférence aux fans de la série car ceux qui s'en sont déjà lassé et ceux qui n'ont jamais essayé préféreront sans doute se tourner vers des titres plus modernes.
Twitten, le 12 décembre 2000 Source : jeuxvideo.com
Cutscene de Tomb Raider 5 : Sur les Traces de Lara Croft

TOMB RAIDER : L'ANGE DES TENEBRES
Longtemps annoncé, maintes fois reporté, le retour de Lara Croft est aujourd'hui réalité avec un sixième épisode qui tranche quelque peu avec les productions passées.
Après la découverte de la version PC, on craignait le pire pour cette édition PlayStation 2 et oh, miracle !
Lara s'en sort bien mieux sur la console de Sony.
Comme quoi, la vie est pleine de surprises...
J'imagine déjà la tête de certains lecteurs en voyant mon nom figurer en bas de ce test.
Je pense notamment à ceux qui n'ont pas hésitéà me faire parvenir de doux mails au vocabulaire ordurier.
«Quoi ?! C'est encore ce «bourrin» qui s'occupe de la version PlayStation 2 ? Ca ne lui a pas suffit de démolir le jeu sur PC, il faut maintenant qu'il s'attaque à la version console ?»
On se calme les gars (et les filles). Je ne renie clairement pas ce que j'ai écrit pour le jeu PC (pas fini, buggé, peu maniable, pas vraiment joli) et je continue à penser qu'il s'agit d'un gros foutage de gueule comme bien des compagnies savent les manigancer.
Cependant, et à ma grande joie, le Tomb Raider nouveau s'en tire tout autrement sur PlayStation 2.
HISTOIRE
Il s'agit pourtant du même jeu. Dans un Paris terrorisé par la menace d'un tueur en série baptisé le Monstrum (Goldorak go !), Lara Croft est accusée du meurtre de son ancien ami Von Croy.
Effectivement, tout l'accable. C'est elle la dernière personne à avoir vu le vieil homme en vie, c'est elle qui discutait avec lui avant qu'il ne s'écroule, c'est elle enfin qui s'est enfuie de son appartement.
Ne sachant pas elle-même ce qu'il s'est réellement passé, Lara va devoir enquêter pour démêler les fils de cette sombre affaire.
Comme vous pouvez le voir, le scénario impose une atmosphère plus inquiétante que par le passé. Il conduira Lara dans des endroits plus inquiétants et elle devra combattre des créatures plus hideuses et plus cruelles.
Son chemin la mènera à croiser celui de Kurtis Trent, un mystérieux personnage doté de pouvoirs psychiques.
Kurtis sera d'ailleurs jouable pendant l'aventure mais on aurait aimé une plus grande interaction entre les deux personnages.
GAMEPLAY
Le jeu reste donc le même que sur PC, mais il se voit ici mieux présenté. Esthétiquement, on ne peut s'empêcher de trouver cette version console plus réussie que sa grande soeur sur PC.
Elle a beau être moins fine et ne pas monter à des résolutions très élevées (je vous rappelle qu'on est limité par la résolution de nos téléviseurs), Tomb Raider 6 PlayStation 2 s'en tire bien mieux.
Déjà, on se débarrasse d'une bonne partie des bugs qui pullulaient sur PC. Les objets ne flottent plus à un mètre du sol, les textures s'affichent correctement, et cerise sur le gâteau, Lara garde ses deux jambes tout au long de l'aventure !
Les environnements traversés (aussi bien urbains que ruines anciennes) sont assez jolis même s'ils gardent leur aspect cubique, ça je n'en démords pas.
L'aliasing ayant quelque peu disparu au profit d'un léger effet de flou, l'effet d'escalier trop prononcé sur les arêtes de certains objets s'en trouve alors gommé, moins irritant.
Toujours dans le domaine graphique, les animations de l'héroïne semblent plus naturelles et plus coulées, ce qui vient probablement de la maniabilité complètement revue.
Désormais, les mouvements ne se font plus par rapport à miss Croft mais par rapport à la caméra. Pour prendre un exemple concret, lorsque vous tirerez sur le stick, Lara ne se mettra plus à reculer mais se retournera et se mettra à courir vers vous.
Assez déstabilisant au début (ben oui, on a beau critiquer la maniabilité des vieux épisodes, à force on s'y était quand même fait), on parvient quand même à prendre le coup de main assez vite.
Sachez qu'il est possible de retrouver les commandes «à l'ancienne» en maintenant la touche L1 enfoncée pour faire marcher Lara.
Question saut, on doit aussi reprendre ses repères puisque la célèbre méthode qui consistait à se placer au bord d'un gouffre et à reculer une fois avant de s'élancer, n'est plus possible.
Les modifications de jouabilité ne se limitent pas aux simples déplacements du personnage, mais concernent également les combats puisque le jeu introduit désormais une visée automatique.
Bien plus au point que sur la version PC, elle permet des assauts plus précis et donc plus rapides. Lara peut aussi se battre à mains nues et grâce à sa nouvelle démarche furtive, elle peut surprendre un garde en passant dans son dos.
Seul bémol au sujet des combats, les corps qui disparaissent au bout de quelques secondes. Ca fait un peu tache.
De part son scénario plus riche et plus immersif que les autres Tomb Raider, L'Ange des Ténèbres a un côté cinématographique plutôt agréable, largement renforcé par une bande son soignée aux petits oignons.
Interprétée par un véritable orchestre philharmonique, la partition accompagne constamment le joueur et ne se contente plus de souligner de trop rares moments clés comme c'était le cas dans le passé.
Niveau voix, on ne va pas se plaindre non plus. D'une, parce qu'elles sont bien jouées et de deux, parce qu'à l'inverse de notre version PC, nous avons cette fois pu entendre TOUS les dialogues sans se confronter au moindre bug !
Quel luxe !
Voilà pour tout ce qui concerne la réalisation. Comme vous le constatez, cette version console s'avère bien plus réussie que son homologue PC.
Cela dit, le jeu n'est pas parfait pour autant. Les caméras ne sont effectivement pas au top et il leur arrive de ne pas cadrer correctement l'action.
S'il est possible dans la majeure partie des cas de les diriger avec le stick droit, il arrive aussi que des plans soient imposés sans nous demander notre avis.
Quant au système d'améliorations des performances physiques de Lara ? Laissez-moi rire, il ne s'agit en fait que d'une grosse arnaque visant à obliger le joueur à passer par les endroits prévus à l'avance par les développeurs.
Par exemple, le simple fait de défoncer une porte, vous rendra plus forte et plus à même de pousser une lourde caisse, tandis que manier un pied de biche permettra de s'agripper plus longuement... bref, il n'y a aucune cohérence dans ce système qui ne sert donc à rien.
Au final, ce dernier Tomb Raider, s'il n'est pas la grosse bombe qu'on attendait, est tout de même un bon titre qui comblera les fans de la série (sur console en tout cas).
Si on regrette que certains détails soient toujours aussi frustrants (ah, ces caméras), on peut quand même se réjouir que le sixième épisode de cette série connaisse au moins une version abordable.
C'est sur PlayStation 2 que ça se passe.
Jihem, le 08 juillet 2003 Source : jeuxvideo.com
Intro de Tomb Raider : L'Ange des Ténèbres

TOMB RAIDER LEGEND
Alors que certains pensaient déjà à une épitaphe pour la tombe de Lara, Eidos réorganisait ses troupes en limogeant Core Design pour faire du gringue à Crystal Dynamics.
La suite on la connaît. Toby Gard, le père de Lara, est rappelé à la rescousse avec pour mot d'ordre de remettre la série sur les rails de la qualité et de l'aventure avec un grand A.
Cette collaboration détonante a désormais un nom, Tomb Raider Legend, et si le résultat n'est pas dénué de défauts, c'est bel et bien la satisfaction qui transparaît le plus lorsqu'on découvre cette septième aventure de Lara.
J'avais toujours regardé en avant en laissant mon passé derrière moi pour ne voir en l'avenir que des aventures palpitantes, seul moyen pour moi d'oublier qui j'étais et ce que j'avais dû subir avant de me faire un nom dans le domaine de l'archéologie musclée.
Pourtant, je savais qu'un jour, tout s'arrêterait car si j'avais vaincu des sectes sataniques, des humains se croyant plus puissants que des dieux ou le terrible Seth, que pouvais-je faire contre l'inéluctable décompte qui me rapprochait de plus en plus du royaume de la Camarde ?
Je suis déjà morte une fois, on m'a ressuscité pour me replonger par la suite dans un abîme sans fond dont personne ne pensait me voir ressurgir...
Les fous. J'ai bravé mille dangers, mille raisons d'abandonner et il était dit que ma légende renaîtrait là où tout avait commencé.
Je n'ai pas plus de pouvoirs surnaturels que d'ailes dans le dos. Je ne suis pas un ange surgi des ténèbres, je suis juste une femme et s'il faut affronter des souvenirs d'enfance qui se sont mués en sentiments haineux alors je ferai front et transpercerai de ma volonté tout assaillant qui se dressera devant moi.
Je suis Lara Croft et me voici de retour.
Un Tomb Raider pour les attirer tous et dans l'aventure les lier. Telle pourrait être la maxime de ce Tomb Raider Legend qui arrive à point nommé pour éviter que mademoiselle Croft ne sombre dans l'oubli le plus total.
Bien que L'Ange Des Ténèbres ait trouvé son public, Eidos s'est davantage fait l'écho de l'échec critique de cet opus en abandonnant Core Design au profit de Crystal Dynamics.
Inutile de dire que cette nouvelle fut accueillie avec autant d'enthousiasme que de perplexité malgré la renommée de ce studio de développement.
En effet, le fait d'avoir réalisé de façon brillante la série des Soul Reaver est une chose mais créer un Tomb Raider en est une autre.
Pas de panique, messieurs dames, ces questionnements sont légitimes et c'est pourquoi nous vous proposons un atout de choix, Toby Gard.
Ce joker, subrepticement sorti de l'outre-Manche de l'éditeur, fut un bon moyen de rassurer les fans de la première heure d'autant qu'en parallèle on nous annonçait un retour aux sources synonyme d'un surplus d'exotisme et d'une d'aventure collant beaucoup mieux aux premiers Tomb Raider qu'au dernier segment en date, plus sombre et urbain, il est vrai.
Récapitulons, le sieur Toby, le papa de Raziel, un retour en arrière censé nous ramener aux fondements même de la saga.
Oui, la formule semble bonne sur le papier mais quand est-il une fois le PC allumé ? Rien de moins que la matérialisation sincère et talentueuse de l'espoir de voir à nouveau Lara courir, sauter, nager et bondir telle un félidé agressif et sans pitié.
La tigresse est là et bien là et avec elle le plaisir d'assister à une véritable renaissance, celle qu'on espérait tous depuis Tomb Raider 4.
Bien entendu, il serait naïf de penser que le jeu est parfait de bout en bout mais comme nous le verrons plus bas, les quelques écueils émaillant la surface de Legend sont vite gommés par une vraie volonté d'aller de l'avant aussi bien dans le fond, qui exploite la mythologie Tomb Raider, que dans la forme qui est parfois indissociable du 7ème art auquel les cadrages et le dynamise de certains plans doivent beaucoup.
Sur ce point, on pourra d'ailleurs s'amuser à dénicher toutes les références cinématographiques qui vont de True Lies au M:i-2 de John Woo.
Mais l'influence du cinéma ne s'arrête pas à quelques hommages puisque cet épisode fait la jonction avec les deux films de Tomb Raider en utilisant la réplique exacte du manoir desdits longs-métrages.
Ce choix permet à la série de se moderniser en affublant Lara de gadgets plus high-tech et surtout d'amis avec qui elle sera en relation directe tout au long de ses escapades par le biais d'un transmetteur.
Pas de doute, le temps où la miss ne pouvait compter que sur elle-même est révolu et c'est maintenant en équipe qu'elle organisera ses randonnées pédestres.
Au passage, on signalera également qu'on retrouve ce bon vieux Winston ainsi que le dénommé Zip (doublé par Omar) aperçu dans la dernière mission de Tomb Raider 5.
HISTOIRE
La jeune aventurière britannique Lara Croft est à la recherche des fragments de l'épée du roi Arthur, la légendaire Excalibur.
Pour cela elle devra se rendre en Bolivie, au Népal, au Kazakhstan, au Japon. Dans sa jeunesse, Lara perd son amie, Amanda, pendant une expédition au Pérou.
Dix ans plus tard, elle la retrouve alors qu'elle était supposée morte. S'ensuit alors une course effrénée entre les deux ex-amies à la recherche du puissant artefact...
GAMEPLAY Si on se penche sur l'aventure en elle-même, on se rend compte qu'il est désormais acquis que la série se doit d'être plus accessible.
Terminées les phases de plates-formes qu'on recommençait une dizaine de fois, out les architectures complexes de niveaux, bye bye les prises de tête pour savoir quand sauvegarder.
Tout a été fait dans Legend pour que le joueur soit à l'aise. Ainsi, il est quasiment impossible de manquer un saut, les énigmes peuvent être résolues plus facilement grâce à un module d'analyse (qui nous renseigne sur les objets qu'on peut pousser, tirer, etc) et le niveau de difficulté influe simplement sur notre résistance face aux balles.
Le jeu gagne en intensité (le tout ressemblant parfois aux James Bond d'Electronic Arts) mais perd énormément en durée de vie puisqu'il vous faudra huit heures pour le terminer la première fois, à moins que vous ne vous arrêtiez pour admirer les magnifiques décors qui nous feront voyager de la Bolivie au Perou, du Japon en Afrique...
A ce sujet, signalons que le mélange action/aventure est bien équilibré, les gunfights démentiels (et une fois de plus très EAesques) succédant à des phases de plates-formes saupoudrées d'énigmes.
Par contre, on regrettera une IA des ennemis qui va du meilleur, lorsqu'ils ramassent une de nos grenades pour nous la balancer, au pire, en ne bougeant pas d'un iota alors qu'on est a deux mètres d'eux.
Cependant, ces affrontements sont parsemés d'explosions en rafale et le fait de pouvoir tirer sur plusieurs éléments du décor ou d'utiliser des armes sur pied accentue encore un peu plus le côté furieux de ces joutes.
Les phases en véhicules sont également présentes mais ressemblent plus à un hommage qu'autre chose. Ainsi, seules les motos et un autre véhicule pour le moins incongru dont nous ne parlerons pas ici, sont au rendez-vous et nous donnent l'occasion d'assister à des courses-poursuites plutôt réussies bien que manquant un peu de pêche.
Revenons maintenant sur les énigmes et les phases de plates-formes. Autant vous dire tout de suite que vous ne resterez jamais bloqués plus de cinq minutes vu que la partie réflexion se résume à sa plus simple expression si vous utilisez votre module d'analyse.
A part ça, je dois avouer que le level design, mettant à profit l'environnement pour concevoir des défis bien pensés, est inspiré.
De plus, n'oubliez pas que votre grappin magnétique sera souvent au centre des énigmes puisque cet item vous servira à vous balancer au-dessus du vide, à tirer certains objets, à avancer, etc.
Bien sûr, on retrouve toujours les blocs, ou boules, à pousser afin de bloquer ou activer des mécanismes. D'ailleurs, on saluera l'innovation à ce niveau-là puisqu'on peut maintenant manipuler ces objets à 360°.
C'est un coup à prendre mais on s'y fait assez facilement. Et les plates-formes dans tout ça ? Eh bien, elles sont présentes et vous devrez une fois de plus sauter comme une diablesse pour atteindre des endroits improbables, effectuer des roulades pour éviter des lasers, grimper à des lianes, des corniches et que sais-je encore.
En parlant de ça, sachez que vous pourrez réaliser ses dernières actions ou plus ou moins rapidement en tapotant sur une touche. La grosse différence avec les autres Tomb Raider est que le tout est bien plus assisté.
Il est quasiment impossible de louper un saut vu qu'on nous laisse une bonne marge de manoeuvre et les phases nous demandant des réflexes surhumains ne sont plus.
A leur place, on a droit à des "passages contextuels" durant lesquels il faudra appuyer au bon moment sur une touche pour ne pas finir écrasé.
Dommage que le tout soit sans grand intérêt (hormis d'un point de vue visuel) et moins ingénieux que dans Resident Evil 4 où la combinaison de touches pouvait varier d'un essai à l'autre pour franchir une même séquence.
Dans tout ça, le gameplay est bien plus souple que par le passé et si on se demande encore pourquoi Crystal Dynamics a jugé bon de laisser tomber la jauge de sprint, on a droit à une jouabilité plus ouverte, plus d'actualité qui reprend des idées de jeux comme Prince Of Persia, God Of War ou James Bond : Quitte Ou Double.
La frustration vient par contre de la configuration de brute qu'il vous faudra pour profiter pleinement du titre et d'un système de sauvegarde mal étudié.
De fait, si on trouve une kyrielle de checkpoints, il est idiot d'avoir opté pour des sauvegardes se déclenchant automatiquement quand on passe à un endroit T qui peuvent induire en erreur lorsqu'on cherche son chemin en pensant être sur la bonne voie.
La bonne nouvelle vient de la caméra (qu'on peut déplacer manuellement) et de la visibilité globale qui reste bonne malgré certains problèmes en intérieur où l'objectif peut se bloquer.
Précisons aussi que les combats profitent d'un lock afin d'aligner plus facilement les cibles ainsi que d'icônes au-dessus d'éléments destructibles, histoire de défourailler plus facilement telle une valkyrie enragée.
En outre, il est possible de profiter d'une vue rapprochée pour viser plus précisément et à l'image de PoP ou King Kong, un effet de ralenti aux teintes sépia embellira des mises à mort fort élégantes.
Stylisé à l'extrême et étudié pour convenir à un large public, Tomb Raider Legend remplit son office en recentrant le débat autour d'une ambiance aventureuse tout en offrant quelques morceaux de bravoure à la belle anglaise.
On appréciera ou non la facilité d'ensemble ainsi que les quelques ellipses narratives ou de progression mais au final, c'est bel et bien la détermination des développeurs à aller de l'avant qui ressort le plus et rien que pour ça, le titre de Crystal mérite le respect.
Précisons que votre version commerciale PS2 a buggé plusieurs fois contre le boss de fin au Japon, en bloquant toujours au même moment.
Logan, le 07 avril 2006 Source : jeuxvideo.com Intro de tomb Raider Legend

TOMB RAIDER ANNIVERSARY
Pour beaucoup, Tomb Raider fut le premier jeu d'aventure/action, celui par qui on découvrit la joie de parcourir de vastes espaces de pixels à la recherche d'un trésor, d'un levier ou tout autre artefact censé nous offrir l'illumination.
N'ayons pas peur des mots, Tomb Raider est une icône du jeu vidéo, intouchable pour certains et l'annonce d'un remake par Crystal Dynamics avait de quoi diviser la communauté des fans.
Pourtant, à l'heure actuelle, force est de constater que le résultat de ce Tomb Raider Anniversary dépasse de loin nos attentes et ce malgré quelques défauts légitimes ainsi que plusieurs partis pris regrettables.
Crystal Dynamics et Eidos avaient annoncé la couleur avec Tomb Raider Legend, désormais les aventures de la belle aventurière anglaise seraient plus accessibles au grand public et surtout plus grand-guignolesques, plus rapides, plus hollywoodiennes.
Il faut croire que ce revirement fut le bon puisqu'en sus des réactions dithyrambiques de la critique, le succès public ne se fit pas attendre.
Il était donc logique qu'Eidos désire renflouer ses caisses en mettant en chantier le plus rapidement possible un autre opus basé sur la même construction.
Le hasard (oui, enfin, tout est relatif) faisant bien les choses, les dix ans de la lady étaient proches et serviraient donc de prétexte à un remake du jeu culte sorti en 1996 sur Saturn et PSone.
Dans l'absolu, on aurait tort de se rétracter en restant en position de défense, surtout si on se base par exemple sur la qualité exemplaire du remake de Resident Evil, supérieur en tout point à l'original.
Néanmoins, le cas de Tomb Raider est tout de même quelque peu différent.
De fait quand on discute entre bons geeks (vous savez, le genre de fans qui tapent du poing en éructant que "c'était mieux avant", les irréductibles qui se mettent des oeillères en refusant d'avouer que Tomb Raider Legend est au moins aussi bon que les premier, deuxième et quatrième épisodes), ce qui ressort le plus des ressentis des joueurs fait état d'une impression de liberté véhiculée par d'immenses décors et une architecture alambiquée de niveaux réclamant une bonne analyse de notre part ainsi qu'un oeil d'aigle pour savoir comment atteindre cette corniche, là-haut, tout là-haut.
Comme me le disait également une amie, les limitations techniques de l'époque (synonymes de profondeur de champ assez réduite) apportaient aussi à l'ensemble un "je ne sais quoi" de suffocant et de mystérieux à l'aventure.
Si cette impression d'immensité prévaut aussi dans Anniversary, disons qu'elle est à l'inverse liée à un aspect technique maîtrisé duquel découlent de superbes graphismes s'appuyant notamment sur des effets de lumière envoûtants.
Certes, le rendu graphique est similaire à celui de Legend mais les développeurs de Crystal ont néanmoins su repenser les niveaux originaux, que tout fan reconnaîtra malgré tout.
Et c'est bien là le plus intéressant puisque cette adaptation PlayStation 2 n'est pas un simple remake en soi.
N'allez cependant pas croire que les nouveautés soient légion, du moins en comparaison de ce qu'avait apporté Tomb Raider Legend à la franchise.
HISTOIRE
Tomb Raider Anniversary n'étant autre qu'un remake de Tomb Raider premier du nom (1996), il en reprend les fondements et les moments-clefs.
Néanmoins, des affinements ont été effectués afin de développer certains points par rapport à l'original, tel que l'importance du premier meurtre d'un humain pour Lara, ou encore afin d'établir des liens avec Tomb Raider Legend.
Nouveau-Mexique, 1945. Une explosion atomique expérimentale a lieu, rasant un village et libérant une mystérieuse créature que l'on voit furtivement s'envoler.
Calcutta, 1996. Lara Croft, après avoir mené une précédente expédition à bien, retrouve une vieille connaissance, Larson, qui lui fait prendre contact avec Jacqueline Natla.
Cette dernière est la présidente de Natla Technologies, une entreprise majeure dans l'électronique. Natla voudrait convaincre Lara de partir à la recherche d'un artefact particulier pour elle : le Scion de l'Atlantide, une relique que mademoiselle Croft avait tenté de trouver avec son père.
Une recherche qui n'avait pas abouti, du fait que le duo père-fille n'avait pas pu localiser la célèbre cité de Vilcabamba.
Natla indique alors l'emplacement de cette cité, se situant au Pérou, suite à quoi Lara n'hésite pas à se lancer à l'aventure. GAMEPLAY
Ainsi donc, outre une architecture moins torturée mais tout aussi séduisante que celle du Tomb Raider originel, on retrouve diverses actions contextuelles, la plupart du temps au détour d'une cinématique.
Le grappin, plébiscité par les joueurs ayant tâté du Legend, fait également son retour, ce qui nous vaut des énigmes remaniées.
Bien entendu, les mouvements de Lara sont identiques à ceux du précédent jeu et les phases d'acrobatie sont toujours aussi délectables, même si on regrettera une difficulté toujours aussi légère.
Toutefois, notons que cet opus est plus long et plus corsé que Tomb Raider Legend. En restant dans le domaine de la jouabilité pure, survolons les petites subtilités de gameplay.
Ainsi donc, miss Croft a désormais la possibilité de courir sur les murs après avoir planté son grappin dans la roche et peut également sauter sur des poteaux et se maintenir sur son sommet une poignée de secondes.
De plus, les combats sont cette fois plus dynamiques car ils intègrent une jauge de rage qui permet aux ennemis de vous charger.
Vous devrez alors très rapidement tenter une esquive (l'action passant au ralenti) puis attendre que les deux réticules de visée se rejoignent au niveau de la tête de l'animal pour lui planter une bastos entre les deux yeux.
L'évolution des affrontements n'est donc pas si notable que ça, même si l'idée rend les rixes plus nerveuses.
On précisera aussi que les bêtes peuvent maintenant vous saisir, ceci vous obligeant à bouger les joysticks pour vous libérer de leur étreinte.
En parlant d'adversaires, comment ne pas évoquer le fameux T-Rex, qui nous avait fait perler quelques gouttes de sueur dans l'épisode PSOne.
Si j'évoque ce cas, c'est qu'il est assez particulier et plutôt représentatif de ce Tomb Raider Anniversary qui cherche peut-être un peu trop à moderniser le mythe pour s'attirer les faveurs d'un public plus jeune.
C'est pourquoi on sera étonné de voir que la rencontre avec Rex fait ici état d'un combat contre un boss avec jauge de vie et tutti quanti.
Pourquoi pas après tout, surtout que le passage en question est intelligemment pensé, mais comment oublier les émotions qui nous avaient assaillis sur la PlayStation première du nom lorsque, surgissant d'un fond noir opaque, le tyrannosaure se ruait sur nous, toutes quenottes dehors ?!
J'en conviens, cette énième pensée nostalgique aura le don d'agacer ceux et celles qui n'ont pas connu le bébé de Toby Gard mais je ne peux me résoudre à me dire que certaines séquences auraient dû être conservées tel quel ne serait-ce que pour induire une dimension plus aventureuse.
Quoi qu'il en soit, soyons objectifs. Tomb Raider Anniversary est supérieur à Legend et profite des acquis de l'équipe de développement, d'une atmosphère "déterreuse de reliques" plus marquée sans parler de quelques ajouts bienvenus.
La durée de vie est elle aussi satisfaisante pour un jeu de ce type et si vous vous le demandez, sachez que les niveaux chronométrés et autres bonus à débloquer sont ici aussi au programme.
On aura bien le droit de pester devant des bugs de collision bloquant parfois les ennemis ou quelques choix dénaturant l'aventure telle qu'on la connaît mais il faut parfois savoir faire table rase du passé, surtout quand celui-ci est le garant de passions et de souvenirs tellement vivaces qu'ils n'appartiennent qu'à nous.
En conclusion, soyons honnêtes avec nous-même et remercions une fois de plus les parents de Pandemonium pour ce remake de haute volée qui doit être vu non pas comme un pilleur de tombes mais bel et bien comme un hommage d'une époque à une autre.
Le passage de témoin est maintenant tout ce qu'il y a de plus officiel tout comme le mariage de Crystal Dynamics et Eidos.
Vive les mariés et longue vie à leur choupinette anglaise.
Logan, le 01 juin 2007 Source : jeuxvideo.com Intro de Tomb Raider Anniversary

TOMB RAIDER UNDERWOLRD
Si nous devons une fière chandelle à Crystal Dynamics pour avoir ressuscité de bien belle manière l'aventurière britannique virtuelle la plus célèbre au monde, une question se pose aujourd'hui.
En effet, après deux épisodes rondement menés, Underworld se pose comme le dernier épisode d'une trilogie.
Mais au-delà du plaisir procuré par chaque nouveau segment de Tomb Raider, doit-on à nouveau se contenter d'opus de qualité sortant à la chaîne au risque de se retrouver face à la situation qu'aura connu la première pentalogie ?
Interrogation légitime qui nous vient à l'esprit après avoir parcouru Underworld.
HISTOIRE
Dans la droite lignée de Tomb Raider Anniversary, Tomb Raider Underworld s'inscrit comme l'ultime épisode d'une histoire ayant débutée il y a 12 ans et légèrement remaniée il y a peu afin de constituer une histoire homogène.
Ainsi, nous ne serons donc pas étonnés de retrouver la dénommée Jacqueline Natla, prétendument morte à la fin du premier Tomb Raider, mais revenant ici en grande forme et affublée d'une magnifique paire d'ailes.
Après avoir fait copain copine avec cette chère Amanda, Jacqueline ne tardera pas à entraver la route de Lara à la recherche de sa mère perdue dans la mythique Avalon.
Si le scénario se veut très ambitieux, il n'en demeure pas moins sous-exploité. Etrange constat d'autant que la mythologie nordique, au centre de cet opus, est synonyme de somptueux décors et de quelques trouvailles de gameplay.
En somme, le principal défaut d'Underworld est d'avoir mésestimé l'importance des cinématiques et des dialogues au profit du jeu en lui-même.
Il n'en reste pas moins que l'histoire se laisse suivre et savourer avec plaisir mais on ne pourra s'empêcher de penser que le script final a des allures de premier jet raturé.
GAMEPLAY
Pour autant, on a du mal à savoir d'où peut venir ce manque de finitions d'autant que le gameplay profite de petites améliorations augmentant grandement l'expérience de jeu.
Bien entendu, les bases de la jouabilité restent les mêmes que celles des deux précédents Tomb Raider. Néanmoins, les développeurs ont cru bon de simplifier moult points de détails.
Par exemple, Lara enjambe désormais comme une grande les plus petits obstacles qu'elle rencontre sans qu'on ait à appuyer sur une touche.
Il lui est également possible d'effectuer des sauts en biais, de tirer alors qu'elle est suspendue à une poutre ou bien encore d'utiliser son grappin qui épouse maintenant l'environnement.
Ainsi, si vous agrippez un élément, reculez et tournez autour d'un pilier, le grappin ne restera pas tendu mais contournera lui aussi l'obstacle.
Une bonne idée afin de rendre un peu plus consistantes certaines énigmes. C'est d'ailleurs un point essentiel d'Underworld qui affiche une difficulté aussi importante qu'Anniversary.
En somme, le titre se rapproche beaucoup de l'opus original que de Legend en cela que vous évoluerez à l'intérieur d'immenses salles à l'architecture complexe qu'il vous faudra analyser et comprendre afin de progresser.
Le fait le plus indéniable d'Underworld est donc lié à sa volonté farouche de plaire à un public très large. Cependant, retenez bien que l'exploration est plus présente que l'action.
Certes, vous aurez droit à quelques gunfights, des combats contre des animaux ou monstres issus d'un lointain passé, vous aurez la possibilité d'utiliser plusieurs armes (uzi, mitraillette, fusil anesthésiant, fusil à pompe...) ou de porter des coups de pieds bien placés mais malgré tout ces séquences tombent à l'eau.
Qu'on se le dise, autant on prend son pied à trouver son chemin ou la solution d'un puzzle, autant on s'ennuie lors des échauffourées.
Tout difficile qu'il est, Underworld n'en reste pas moins un jeu accessible. Si ce constat est paradoxal, il s'explique simplement par le fait que Crystal ait inclus un système d'aides plutôt ingénieux.
En effet, en passant par le menu d'inventaire, où vous trouverez notamment le nombre de reliques et trésors à dénicher, vous pourrez user d'un sonar permettant d'afficher une vue en fil de fer de l'endroit où vous vous trouvez.
Si l'idée est originale, elle ne sert pas à grand-chose à part dans certains cas pour visualiser une ouverture que vous n'auriez pas vu au préalable.
A contrario, les aides de terrain sont plus intéressantes. Dans ce cas, vous n'aurez qu'à appuyer sur une touche afin que Lara vous dise quel est votre objectif.
Si vous êtes toujours perdu, hop, une pression sur une autre touche pour que la miss vous donne la solution de l'énigme.
Cette aide salvatrice évitera bien des crises de nerfs aux plus impatients même si lors de situations réclamant le plus de cabrioles, les conseils de Lara seront fort dispensables, la belle nous rappelant simplement, en substance, qu'il faut sortir de la pièce où on se trouve.
Toutefois, on ne parlera pas ici de vrais soucis dans le sens où la sève qui coule dans les veines d'Underworld est bel et bien constituée par le challenge que représentent ces immenses niveaux aussi impressionnants que vicieux.
Toutefois, ce Tomb Raider ne manque pas de problèmes. Tout d'abord, on regrettera que Crystal Dynamics n'ait pas résolu les quelques écarts de caméra qui a parfois du mal à se mettre dans la bonne position afin de nous montrer ce qui se trouve autour de nous.
On devra alors se référer aux mouvements de la miss (après avoir orienté le stick dans une direction) pour savoir si on peut sauter sur le bout de corniche qu'on voit juste là, mais si, dans le coin droit de l'écran...
Voilà. Je peste mais au final, n'allez pas croire que ces objectifs un peu capricieux vous seront aussi préjudiciables que ça.
Ce qui l'est plus en revanche vient des nombreux bugs entraperçus ici et là. Pèle mêle, on citera des araignées bloquées dans les airs, des sortes de gros geckos invulnérables tournant en boucle sur un mur, un écran noir ou une Lara disparaissant de l'écran...
En parlant de ça, on eut apprécié un autre système de sauvegarde qui n'a pas changé d'un iota depuis Legend.
En somme, n'oubliez surtout pas de sauvegarder manuellement votre progression afin de ne pas vous retaper, à l'image de votre serviteur, le dernier niveau en cours à cause d'un bug de collision.
Terminons sur les défauts rencontrés avec des blocages assez énervants de Lara (parfois en équilibre sur des poutres ou devant des éléments synonymes de jointure entre deux parties d'un obstacle) qui mettra alors une ou deux secondes afin de bouger à nouveau.
Quoi qu'il en soit, malgré ses bugs, auxquels on rajoutera de gros ralentissements sur PlayStation 3 lorsque le jeu doit afficher plusieurs ennemis à l'écran, Tomb Raider Underworld arrive à sortir la tête de l'eau grâce à son level design torturé et sa longévité similaire à celle d'Anniversary.
Il serait également hypocrite de ne pas mettre en avant les efforts des devs même si ceux-ci ne sont pas toujours payants.
Je pense ici à la montée d'adrénaline que vous pourrez mettre à profit pour ralentir le temps et ainsi shooter plus facilement vos ennemis.
Un grand classique qu'on utilise peu dans le cas présent vu que les affrontements se règlent vite fait bien fait.
Du coup, cette technique vaut davantage pour les mouvements stylés de Lara que pour son efficacité. A l'inverse, le fait d'avoir intégré la moto tout au long du stage du Mexique, à l'image de ce qui avait été fait dans Tomb Raider 3, est beaucoup plus ingénieux que les phases spécifiques du Legend.
Finalement, on en vient à se dire qu'avec un temps de gestation plus important, Underworld aurait pu éviter la plupart des reproches qu'on lui fait et s'imposant comme le meilleur épisode de cette nouvelle trilogie.
Malheureusement, il restera un cran en dessous d'Anniversary malgré ses indéniables qualités et son orientation exploration extrêmement jouissive pour le routard rompu à cet exercice depuis 1996.
Logan, le 21 novembre 2008
Source : jeuxvideo.com
Intro de Tomb Raider Underworld

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