TÔKYÔ BABYLON

TÔKYÔ BABYLON de Clamp

SYNOPSIS

Âgé de 16 ans, Subaru Sumeragi, treizième chef du clan Sumeragi, partage son temps entre sa soeur jumelle, Hokuto, son pseudo petit ami, Seishirô Sakurazuka, et son métier : Maître du Yin et du Yang(médium et exorciste).
Les enquêtes du jeune homme nous entraînent à la découverte du côté sombre de la ville de Tokyo et de ses habitants.
Toutefois, Subaru ne semble pas fait pour ce métier et sa sour ne manque pas de s'inquiéter pour lui.
À raison semble-t-il puisqu'à plusieurs reprises, sans qu'aucun des deux jeunes gens ne le sache, l'aide discrète de Seishirô aura sauvé Subaru de justesse.
Seulement Seishirô, lui, n'a rien d'un magicien. Il pratique le métier de vétérinaire, métier qu'aurait voulu exercer Subaru, et n'est pas censé posséder les mêmes facultés que son jeune ami.
À moins bien sûr, qu'il ne soit pas ce qu'il prétend être. De son côté, Subaru a lui aussi quelques petits secrets.
Bien que sa seour l'entraîne à porter les vêtements les plus excentriques, la seule chose qu'il conserve toujours dans ses tenues, ce sont ses gants.
Quel mystère est caché là-dessous ?

Ce manga est avant tout une grande critique sociale des grandes villes. Par son travail, Subaru est confronté à la face la plus sombre de la société humaine : suicide, viol, meurtre, sectes, maltraitance sur les enfants, problème des dons d'organes...

L'ANIME

Subaru Sumerage vit avec sa soeur jumelle, Hokuto, chez un jeune vétérinaire Seichiro Sakurazuka, de neuf ans leur ainé.
Subaru et Seichiro sont tous les deux dotés d'étranges pouvoirs psychiques mais Subaru est le seul à utiliser les siens ouvertement.
Comme il est en relation avec les esprits et peut parvenir à lire le passé ou à détecter une manifestation spirituelle, Subaru travaille comme exorciste et apporte son aide dans plusieurs enquêtes policières.

Les deux OAVs relatent deux des enquêtes dans lesquelles Subaru est intervenu. La première a pour cadre principal un immeuble en construction où se succèdent une série d'accidents mortels.
Rien ne justifie matériellement la thèse d'actes criminels mais il y a trop de coïncidences et Subaru devra démasquer le meurtrier, qui est doté de puissants pouvoirs surnaturels pour ne rien arranger.

La deuxième OAV concerne un serial-killer qui poignarde des jeunes femmes. En se rendant sur les lieux des meurtres, Subaru découvre progressivement l'identité du meurtrier mais parallèlement, une de ses amies se laisse attirée dans un piège.
Subaru et Seichiro doivent se hâter d'aller la sauver avant qu'il ne soit trop tard.

Une fois encore, il existe une grande différence entre le thème du manga et le celui de l'adaptation en anime.
Comme beaucoup d'autres dessins animés comme Black Jack ou Hamelun no Violonhiki, l'interêt repose dans l'atmosphère noire, étouffante, voire malsaine de l'histoire.
Les OAVs y arrivent assez bien en traitant de meurtres sauvages, commis par des êtres à moitié fou mais le manga va plus loin en donnant au ménage à trois, Subaru-Hokuto-Seichiro, un destin tragique.

Les OAVs se limitent aux enquêtes de Subaru et Hokuto n'est là que pour égayer son frère et l'atmosphère par la même occasion.
Seichiro est traité comme un héros ou, dans une moindre mesure, comme un ange vengeur dans la seconde OAV, alors que dans le manga, Seichiro est un homme libéré de toute morale et capable des pires atrocités sans sourciller.
Sans vouloir trop dévoiler l'intrigue du manga, nous pouvons résumer en disant que Subaru et Hakuto vivent avec une épée de Democlès au-dessus d'eux.
Tokyo Babylon, comme Clamp Gakuen Tanteidan est une histoire qui se déroule chronologiquement avant X.
Subaru est destiné à devenir un dragon du ciel tandis que Seichiro deviendra un dragon de la terre.

Est-ce que pour autant Tokyo Babylon est une adaptation décevante de manga comme celle de X de Clamp ?
À notre avis, non. Certes, la première OAV offre peut d'originalité à part un beau combat final dans un immeuble en construction. (Les combats sont aussi très beaux dans X).
En revanche, la deuxième OAV offre un scénario beaucoup plus fouillé et original, en juxaposant au mystères des meurtres, le secret de plusieurs évènements passés dix ans avant et qui concernent indirectement le trio de personnages principaux.
De nombreuses scènes sont aussi très belles, si belles que cela tient plus d'un film que d'une OAV. L'équilibre entre les moments de réflexion, de rêves et d'impression et les instants d'action et de suspense est très bien dosé.

Source : Wikipédia & animint.com

CLAMP
Collectif d’auteures scénatistes & dessinatrices

En 1987, un groupe de douze dessinatrices travaillant dans le dôjinshi se réunit sous le nom de Clamp. Le mois de juillet de cette même année voit paraître leur premier dôjinshi commun.
Leurs débuts professionnels s’effectuent en avril 1989, lorsque le groupe - réduit entretemps à sept auteures - prépublie le manga RG Veda.
Trois auteures quitteront encore le groupe, en 1990 (Nanao Sei) et 1992 (Akiyama Tamayo et Sei Leeza), avant qu’il n’atteigne sa forme finale actuelle : quatre personnes qui se répartissent rigoureusement les tâches.
Okawa Nanase (alias Okawa Ageha, née le 2 mai 1967), porte-parole du groupe, assure les scénarios, Apapa Mokona (raccourci récemment en Mokona, née le16 juin 1968) est la dessinatrice principale, Igarashi Satsuki (née le 8 février 1969) est chargée du travail de trames, et Nekoi Tsubaki (née le 21 janvier 1969) prend en charge une partie des dessins, ainsi que les super deformed.
Les scénarions de Clamp trahissent souvent un goût du tragique, dans un monde onirique ou mystique fait d’horreur et de magie.
Pourtant, le groups ne s’interdit aucun genre : romance, science-fiction, fantastique, heroic fantasy, policier, les quatre femmes appliquent leur grille et leur méthode à tous les registres narratifs.
Les personnages, complexes et maudits, y sont le creuset d’un romantisme sombre qui n’exclut pas une part d’aventures et de combats.
Les dessins très reconnaissables d’Apapa Mokona ont largement contribué à établir la notoriété du groupe bien au-delà des frontières du Japon.
Reines du shôjo manga dans les années 1990, les Clamp s’inspirent aujourd’hui de nombre de jeunes dessinatrices occidentales.
Leur efficacité à toute épreuve et leur complémentarité équilibrée leur permettent d’aborder tout aussi aisément des oeuvres pour les enfants, les adolescents ou les adultes.
Un art du grand écart qui, de Dukalyon à Koï, leur a permis d’offrir au public aussi bien le gentil Card Captor Sakura que le ténébreux X.
Particuliarité éditoriales, les Clamp pratiquent volontiers le cross-over entre leurs oeuvres, à l’image par exemple de Tsubsasa Reservoir Chronicle, dont les personnages se retrouvent par ailleurs dans Xxxholic.
Le fidèle de Clamp est ainsi convié à un jeu de cache-cache permanent, où les clins d’oeil autoréférentiels se multiplient au fils des ouvrages...

Source : Dico Manga


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