PEACE MAKER & PEACE MAKER KUROGANE de Nanae Chrono
Peace Maker Kurogane est un animé japonais réalisée par Tomohiro Hirata du studio Gonzo en 2003.
Le manga papier, de Nanae Chrono, est divisé en deux séries : Peace Maker (Imon), avec 5 tomes, et Peace Maker Kurogane ; l'anime narre seulement les évènements de Peace Maker (Imon), même si certains éléments de Peace Maker Kurogane (comme la présence de Saito) sont narrés aussi.
Les 24 épisodes ont été diffusés à la télévision américaine en 2005.
SYNOPSIS
C'est l'histoire d'un garçon (de 15 ans qui ne fait pas du tout son âge), nommé Ichimura Testunosuke, qui décide de devenir plus fort afin de venger ses parents.
Ces derniers ont été assassinés par les extrémistes chôchûs (clan très puissant favorable à l'empereur).
Il essaie alors de se faire enrôler au sein du Shinsen Gumi (puissant groupe de guerriers surnommés "les Loups de Mibu").
L'apprentissage de Tetsu sera long et parsémé de complications puisqu'il entrera au Shinsen Gumi comme domestique.
LE SHINSENGUMI
Le Shinsen Gumi était une force de police spéciale à la fin du Shogunat Tokugawa (1853 - 1867).
Le Shinsen Gumi était le dernier rempart du shogun face aux patriotes, ou Ishin Shishi. Leur nom est devenu quasi légendaire, associé à l'étendue de leur pouvoir et à la terrible efficacité d'une organisation de guerriers très compétents soumis à un code d'honneur, une série de lois, probablement parmi les règlements les plus durs de toute l'histoire de l'humanité.
Le Shinsen Gumi se composait de 10 groupes, appelés Bantaïs, avec à leur tête des capitaines, parmi lesquels on peut citer Okita, Saito ou encore Kondo.
On les surnommait aussi les loups de Mibu (leur fief d'origine). Ils arboraient un kimono bleu frappé du caractère makoto signifiant la fidélité, la sincérité.
Après la chute du Shogun Tokugawa et du bakufu, le Shinsen Gumi fut démantelé, mais les survivants continuèrent néanmoins à servir leur pays dans des carrières ayant trait au maintien de l'ordre.
Première organisation du groupe :
Kyokucho (Capitaines) :
- Serizawa Kamo Mitsumoto (Mito Ronin, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden)
- Kondo Isami Masanobu (ou Masayoshi) (Edo Gyofunai Dappan, maître (Shihan) du Tennen Rishin Ryu, disciple de Kondo Shuusuke, propriétaire du dojo Shieikan)
- Niimi Nishigi Kinzan (Mito Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden, entraîné au dojo de maître Okada Sukezaemon)
Fukucho (Vice-capitaines) :
- Hijikata Toshizo Yoshitoyo (Edo Gyofunai Dappan, Tennen Rishin Ryu Mokuroku, disciple de Kondo Shuusuke)
- Yamanami Keisuke Tomonobu (Sendai Dappan, Hokushin Itto Ryu Menkyo Kaiden, dojo Genbukan, entraîné depuis pas Kondo Isami)
Jokin (Caporaux) :
- Okita Soji Kaneyoshi (ou Fusanaga) (Shirakawa Dappan, Tennen Rishin Ryu Menkyo Kaiden, disciple de Kondo Shuusuke et Isami)
- Nagakura Shinpachi Noriyuki (Matsumae Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden au dojo d'Okada Juumatsu)
- Harada Sanosuke (Iyomatsuyama Dappan, Taneda Houzouin Ryu (une école de lance) Menkyo Kaiden au dojo de Tani Sanjuro )
- Todo Heisuke Nobutora (Edo Gyofunai Dappan, un fils illégitime du Daimyo d'Isuzu, Todo Izuminokami, Hokushin Itto Ryu Mokuroku au dojo de Chiba Shuusaku)
- Inoue Genzaburo Kazushige (Edo Gyofunai Dappan, Tennen Rishin Ryu Mokuroku (et peut être même Menkyo Kaiden) et disciple de Kondo Shuusuke / Isami)
- Hirayama Goro (Mito Dappan, Shinto Munen Ryu Menkyo Kaiden au dojo de Saito Yakuro Tokushinsai, le Renpeikan)
- Noguchi Kenji (Mito Dappan, Mokuroku offert par Yurimoto Shouzo, un kenjustsuka de génie de l'école Shinto Munen Ryu)
- Hirama Juusuke (Mito Dappan, Shinto Munen Ryu Mokuroku au dojo de Serizawa Kamo. Un homme de confiance de Serizawa)
- Saito Hajime (Banshu Akashi Ronin, maître de l'école Mugai Ryu)
- Ogata Shuntaro (Kumamoto Ronin, un érudit)
- Yamazaki Susumu (Osaka Ronin, maître de l'école Kadori Ryu de Bo (bâton long))
- Tani Sanjuuro (Osaka Ronin, maître de Harada Sanosuke)
- Matsubara Chuuji (Tadaji) (Osaka Ronin, maître de Jujutsu de l'école Sekiguchi Ryu)
- Ando Sotaro (Dasso du temple de Kyoto Itsugatsu)
Chouyaku Narabi Kansatsu Gata (Responsables de l'espionnage) :
- Shimada Kai (Oogaki Dappan)
- Kawashima Shouji (ou Katsuji) (Osaka Ronin)
- Hayashi Nobutaro (Osaka Ronin)
Kanteiyaku Narabi Konida Gata (Responsables logistique et «nettoyage») :
- Kishima (Kishida) Yutaro
- Okan (Oseki) Yabee (Dasso de Wada Uemura)
- Kawai Kitaro (Osaka Ronin)
- Sakai Hyougo (Osaka Ronin)
(Note: Menkyo Kaiden est le plus haut rang que peut atteindre un disciple de kenjutsu, cela signifie qu'il maîtrise toutes les techniques de son école, même les ougis (techniques secrètes et ultimes). Il peut même enseigner son école à d'autres. Mokuroku est un grade inférieur. Dasso peut être traduit par fugitif, ou réfugié.)
REGLEMENT INTERNE En face de chacun des nouveaux membres était lu cinq lois principales et quelques annexes:
1- Dai ichijou : Shidou ni somuki majiki koto.
Article 1 er : Il est interdit de s'écarter de la voie propre à l'humanité.
2- Dai nijou : Kyoku wo dassuru kotowo yurusazu.
Article 2 : Il est interdit de quitter le Shinsen Gumi.
3- Dai sanjyou : Katte ni kinsaku itasubekarazu.
Article 3 : Il est interdit de collecter de l'argent en dehors du cadre du Shinsen Gumi.
4- Dai shijou : Katte ni soshou toriatsukaubekarazu.
Article 4 : Il est interdit de se mêler de litiges ne concernant pas le Shinsen Gumi.
5- Dai gojou : Watakushi no tousou wo yurusazu.
Article 5 : Il est interdit de combattre à son propre compte.
Parmi les annexes les plus célèbres, on cite souvent:
- « Kumigashira ga moshi toushi shita baaiwa, kumishuu wa sono ba de toushi subeshi. » (« Si le leader d'une unité (Jokin, Kumichu ou ensuite Fukuchu Jokin) est mortellement blessé dans un combat, tous les membres du groupe qu'il commandait doivent combattre et mourir sur place. » )
- « Hageshiki kokou ni oite shishou zokushutsusutomo kumigashira no shitai no hoka wa hikishirizokukotomakarinarazu. » (« Même dans un combat où les pertes sont élevées, il est interdit de récupérer les corps des morts, excepté celui du chef du groupe. »)
Mais la plus terrifiante de toutes les annexes était celle-ci:
- « Moshi taishiga koumuni yorazushite machi de taigai no mono to arasoi, teki to yaiba wo kawashi, jibunga kizu wo oite aite wo shitomekirazuni nigashita baai, ushirokizu no baai no gotokimo seppuku wo meizuru. » (« Si un membre du Shinsen Gumi combat contre un étranger au groupe, que ce soit en service ou non, s'il est blessé et ne peut pas tuer son ennemi, le laissant ainsi s'enfuir, et ce même si la blessure causée est due à une traîtrise, le membre concerné doit faire seppuku (hara kiri) »).
Il n'y avait qu'un seul châtiment pour qui enfreignait ces lois : la mort.
Le Japon n'a jamais connu de lois aussi dures, que ce soit avant ou après l'ère de la révolution précédant la restauration Meiji.
Bien entendu, les sentences de mort étaient tout de même soigneusement jugées, et certaines n'étaient pas appliquées.
Mais plus souvent qu'à son tour, le sang des Shinsen Gumi s'écoulait dans les rues de Kyoto.
KONDO ISAMI
D'origine paysanne, il naît en 1834 dans la province de Musashi et apprend le kenjutsu dans la Kondo Shusuke-Ryu.
En 1863, il s'engage dans le Roshigumi, qui devient le 18 août le Shinsen Gumi. L'année suivante, à l'âge de 30 ans il est nommé commandant.
Toujours en 1864 il s'oppose aux Ishin Shishi, des samouraïs qui veulent renverser le shogunat et rétablir le pouvoir de l'empereur Meiji.
À partir de l'affaire de l'auberge Ikedaya à Kyoto, le Shinsen Gumi et Kondô deviennent célèbres en arrêtant des cellules de partisans de l'Empereur.
En janvier 1868, il retourne à Edo lors de la Bataille de Toba Fushimi, envoyé pour lutter contre l'armée impériale à la tête du Koyo Chimbuta.
Mal armé contre l'armée impériale moderne, ce groupe perd la bataille. Kondo est capturé le 25 avril. Étant fils de paysan, il n'est pas autorisé à se faire seppuku et est décapité. Sa tête fut exposée sur la plage de Sanjo à Kyoto.
Ce samouraï est un symbole de la fidélité et de la droiture. En effet, dans cette période troublée de révolution, il suivra jusqu'à la mort l'obéissance au shogun.
HIJIKATA TOSHIZO
Toshizo Hijikata (1835 - 1869) est un guerrier japonais.
C'était un fils de paysan. On dit qu'enfant, il était très bagarreur et épuisait ses journées à lancer des défis à tous les voisins de son âge.
Lorsque sa sour aînée se maria avec un homme d'une famille de plus haut rang, sa vie changea. Son beau-frère fit de lui un vendeur de médicaments, de porte à porte.
Il vendait l'Ishida Sanyaku, un médicament soignant les contusions et les blessures, une recette familiale qui rendit de nombreux services au Shinsen Gumi.
C'est à cette époque qu'il rencontra le jeune Isami Kondo. Il devint ensuite un disciple du Shieikai, avec Okita et Inoue.
Hijikata était craint de tous pour son intransigeance, et sa droiture terrible, dans le respect le plus strict du bushido.
Ses qualités, devenues défauts par leur application extrême, valurent à Hijikata le surnom de «Démon du Shinsen Gumi».
Il devint le maître stratège et tacticien du Shinsen Gumi, et il est à l'origine des prouesses de ce groupe.
Si Kondo était l'âme du Shinsen Gumi, il en était l'esprit.
Une des règles les plus dures du Shinsen Gumi était que les traîtres, y compris les déserteurs, n'avaient qu'une issue s'ils étaient repris : le seppuku, le suicide rituel. Yamanami était l'un d'eux.
Mais c'était aussi un de ami de Hijikata, ami de longue date puisqu'ils s'étaient connus au dojo Shieikan.
Mais pour ce dernier, la règle devait prévaloir sur les amitiés, et Yamanami fit seppuku, lors d'une cérémonie rituelle présidée par Hijikata.
Il est dit cependant que si Hijikata se comportait si durement pour les autres comme pour lui-même, c'est parce qu'il considérait que sa mission de chef primait sur tout le reste, et qu'il ne pouvait par conséquent se permettre aucune faiblesse.
«Il choisit d'être un démon face aux autres et lorsqu'il tuait ceux qu'il aimait, il pleurait seul dans la nuit» (citation traduite de Moeyoken, le Sabre de feu, de Ryotaro Shiba).
En tant que chef, il se devait d'être dur et de montrer l'exemple à ses subordonnés, sans se laisser distraire par ses sentiments personnels.
Après la défaite du mouvement dans la guerre du Boshin et la mort de Kondo, Hijikata rejoignit Takeaki Enomoto, un ancien officier de marine du Bakufu, qui s'était échappé à Hokkaido afin de créer le république indépendante d'Ezo pour continuer la lutte contre le gouvernement Ishin.
Il fut tué par balle lors d'une bataille en 1869, la seconde année de l'ère Meiji, à l'âge de trente-cinq ans.
Avec sa mort disparut le Shinsen Gumi. Par respect pour sa loyauté sans faille, une série de cartes de téléphone au Japon arborent son visage.
Hijikata est resté à travers le temps une figure célèbre, très aimée au Japon, surtout par le public féminin, comme idéal masculin.
OKITA SOJI
Né en 1844 sous le nom de Sojiro Harumasa, fils de Rintaro Okita, un samouraï de petite noblesse pauvre, Soji Okita fut élevé par sa sour Mitsu après la mort de ses parents.
Il rejoignit le dojo de Isami Kondo, le Shieikan, à 9 ans, pour cause de crise économique. Là, il y fut entraîné selon l'école Tennen Rishin Ryu par le 4ème maître, c'est-à-dire Kondo Isami lui-même.
C'est là qu'il prit le nom d'Okita Soji. Son sabre portait le nom de Kikuichi Norimune, et la longueur de sa lame était de 72 cm.
Trois ans plus tard, il vainquit un maître de kenjutsu dans sa propre ville, Shirakawa. C'était un enfant prodige du sabre, qui maniait le shinaï, le bokken et le katana aussi bien l'un que l'autre.
Il devint un kenjutsuka accompli dès l'âge de 15 ans, une progression prodigieuse. En juillet 1862, à 18 ans, Okita enseignait déjà le kenjutsu dans un dojo dans les environs d'Edo.
Il était réputé pour être un maître impatient et bourru, et ses disciples le craignaient plus que Kondo Isami lui-même.
Dans la même année, il souffrit de sa première maladie grave, la rougeole, qui était un fléau à l'époque.
Selon certaines sources, il était l'homme le plus fort du Shinsen Gumi (mais ce titre est discutable, notamment en ce qui concerne les aptitudes elles aussi impressionnantes de Saito Hajime).
Mais la légende qui entoure les techniques d'Okita disent même pour certaines que son talent surpassait celui des maîtres des autres écoles et de ses camarades.
Sa technique la plus connue est le Sandantsuki, le triple coup d'estoc frappant très rapidement la gorge, l'épaule gauche puis l'épaule droite.
Cette technique, comme celle de Saito, découle du fameux Hiratsuki, coup d'estoc avec la lame à l'horizontale, créé par Hijikata Toshizo.
Après la naissance du Shinsen Gumi, Okita déclara la tuberculose, maladie incurable à l'époque. Il crachait souvent du sang après une bataille très disputée, mais il tentait de le cacher à ses camarades.
Mais durant l'Affaire Ikedaya, Okita eut une faiblesse subite, provoquée par la perte de sang due à sa maladie, selon certaines sources, ou au combat féroce dans une nuit très froide.
Cependant, cet incident toucha Hijikata et Kondo, qui considéraient Okita comme leur petit frère. Ils culpabilisèrent, mais finirent pas se mettre d'accord : la maladie d'Okita ne devait pas être connue, afin de ne pas altérer le moral du groupe.
Bien qu'il soit craint pour son talent au sabre et son rang dans le Shinsen Gumi, Okita était un homme bon, qui aimait à jouer avec les enfants, adorait plaisanter, et riait fort et se comportait comme un adolescent plutôt que d'arborer la mine grave de ses collègues.
Il n'était sérieux que lors des combats. Mais, depuis le début de sa maladie, ce sourire n'était plus qu'une façade.
Après la guerre de Boshin, Okita fut envoyé dans un hôpital d'Edo, spécialisé dans la tuberculose. On dit que même squelettique il continuait à plaisanter.
Dans cet hôpital, il continuait à s'enquérir du sort des siens, et de Kondo en particulier. Quand la mort de Kondo se répandit dans Edo, personne n'eut le courage de l'annoncer à Okita.
L'agonie du jeune homme prit fin le 30 mai 1868. Ses cendres furent enterrées dans le temple de Senshoji, à Roppongi.
On peut encore voir la sépulture derrière une grille, au fond du temple.
Source : Wikipédia
CHRONO (KURONO), NANAE
Dessinatrice & scénariste
Née dans la préfecture de Tochigi, à l’intérieur des terres dans la plaine nord du Kantô (nord de Tôkyô), Kurono Nanaé est une passionnée d’Histoire.
On peut d’ailleurs lire son pseudonyme, riche en significations, comme «celle qui se prosterne (nanaé) devant le Temps ou l’Histoire (chronos)» ou «celle qui se prosterne devant la face sombre (kuro no)», ce qui lui va assez bien aussi.
Cette jeune dessinatrice a longtemps dessiné des dôjinshi yaoi, dont beaucoup s’inspirent de la série Naruto - les meilleurs morceaux ont été publiés par la suite dans une anthologie, Kurono Tokage 1999-2004.
En 2004, elle commence à prépublier dans le magazine Comic Blade la série Shinsengumi Imon Peacemaker, série historique sur la fin de la période Edo qui rencontre rapidement le succès, puis en dessine une suite dans Peacemaker Kurogane.
Ce sont ces deux séries qui sont publiées en France sous le titre générique Peace Maker. Ses plus récentes oeuvres, plus courtes, et toujours publiées dans Comic Blade, délaissent l’Histoire pour aborder des thèmes fantastiques (Senki Senki Momotama, VassaLord)...
Source : Dico Manga 
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