L'univers de Metal Gear Solid

METAL GEAR SOLID

PlayStation
Japon :
3 septembre 1998
USA :
21 octobre 1998
Europe :
26 février 1999

Note de jeuxvideo.com :
18/20
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METAL GEAR SOLID 2 : SONS OF LIBERTY

PlayStation 2
Japon :
29 novembre 2001
USA :
14 novembre 2001
Europe :
8 mars 2002

Note de jeuxvideo.com :
19/20
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METAL GEAR SOLID 3 : SNAKE EATER

PlayStation 2
Canada :
17 novembre 2004
États-Unis :
17 novembre 2004
Japon :
16 décembre 2004
Corée du Sud :
30 décembre 2004
Europe :
3 mars 2005
Australie :
17 mars 2005
Nouvelle-Zélande :
17 mars 2005

Note de jeuxvideo.com :
19/20
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METAL GEAR SOLID : THE TWIN SNAKES

GameCube
États-Unis :
9 mars 2004
Japon :
11 mars 2004
Europe :
26 mars 2004

Note de jeuxvideo.com :
18/20
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METAL GEAR SOLID 4 : GUNS OF THE PATRIOTS

PlayStation 3
Date de sortie mondiale :
12 juin 2008

Note de jeuxvideo.com :
17/20
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METAL GEAR SOLID : PORTABLE OPS

PlayStation Portable
Japon :
21 décembre 2006
États-Unis :
5 décembre 2006
Europe :
26 avril 2007

Note de jeuxvideo.com :
18/20
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METAL GEAR SOLID : PEACE WALKER

PlayStation Portable
Japon :
29 avril 2010
France : 17 juin 2010

Note de jeuxvideo.com :
17/20

 

METAL GEAR SOLID

Metal Gear Solid, voici incontestablement l'un des jeux PlayStation les plus attendus de cette année.
Sorti au Japon il y a quelques mois, ce fut un énorme succès.
En France, le succès semble être déjà au rendez-vous.

L'histoire de Metal Gear commence en 1985 sous la forme d'un jeu sur MSX.
Le soft est ensuite converti sur NES en 1987. A l'époque, c'est un jeu relativement innovant puisqu'il rompt avec la tradition des jeux où il faut tirer sur tout ce qui bouge.
Une seconde version verra le jour sous le nom de Solid Snake, apportant quelques améliorations.

Mais, cette fois, c'est une toute nouvelle équipe de développement de Konami qui a commis Metal Gear Solid, un jeu unique sur Playstation.

HISTOIRE

L'action se situe au XXIème siècle sur la mer de Bering, quelque part en Alaska. Un commando rebelle a pris d'assaut une base militaire secrète, remplie d'armes nucléaires.
Ce commando, le Foxhound Special Forces, menace tout simplement de déclencher une attaque nucléaire dans les 24 heures.
Ils détiennent en otage deux membres du gouvernement. Impossible d'attaquer la base directement sans craindre une riposte nucléaire.
La seule solution est de confier une mission d'infiltration à un seul homme, un spécialiste de l'infiltration : Snake, c'est à dire vous !

Votre objectif est de pénétrer dans la base sans vous faire repérer, de retrouver les deux otages sains et saufs et de neutraliser les armes nucléaires.
Bien sûr, cette mission est strictement confidentielle. Vous ne disposerez d'aucun soutien logistique officiel, ni d'aucune aide militaire.
Seul votre codec vous permettra d'être en liaison radio avec vos supérieurs hiérarchiques.

Vous incarnez donc Solid Snake, et vous arrivez à la base par voie aquatique. Vous allez d'abord devoir éviter les gardes, et chercher comment entrer dans la base.
Attention, vous pouvez vous faire repérer facilement : vos empreintes de pas dans la neige, un bruit, une caméra de surveillance que vous n'aviez pas vu...
Il va falloir jouer de ruse et de perspicacité. Inutile de foncer dans le tas, vous vous feriez tuer en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Vous devrez donc progresser en vous cachant derrière des containers. Plaquez-vous contre les murs, accroupissez-vous pour ne pas vous faire repérer, et même rampez dans les conduits d'aération afin d'éviter de vous faire repérer.

Si par malheur un garde venait à vous découvrir, il se mettrait immédiatement à ameuter ses collègues, et une véritable chasse à l'homme vous contraindrait soit à user de vos poings ou de vos armes (au début vous n'avez pas d'arme, il faudra donc que vous en ayez récupéré au préalable), soit à vous cacher et à attendre que l'alerte soit terminée.

GAMEPLAY

Vous progresserez ainsi, en récupérant de nouveaux objets ou de nouvelles armes, en découvrant de nouveaux passages afin de libérer les otages puis de neutraliser les armes nucléaires.
La progression est relativement aisée, même si au début, vous serez souvent bloqués, à la recherche d'une issue ou d'un indice...

Graphiquement, le jeu est de très très bonne facture. Bien sûr, les graphismes en 3D temps réel sont fins, mais surtout la mise en scène est impeccable.
Votre héros est vu à la troisième personne, et les angles de caméra changent en fonction des endroits où vous vous trouvez.
Des séquences précalculées parsèment souvent les scènes d'action, renforçant l'intérêt du joueur. Certains plans sont dignes d'une véritable réalisation hollywoodienne !!

Par ailleurs, le soucis du détail est extrême : vous pourrez même voir la buée qui s'échappe parfois de la bouche des individus (n'oublions pas que nous sommes en Alaska!!)

La bande son est également un point clé du jeu. Les musiques sont magnifiques et les doublages en français sont corrects.
Les bruitages sont remarquables et tiennent une place importante dans le jeu. A force de jouer, il vous arrivera de sursauter quand les gardes donnent l'alerte.
Vous serez en totale immersion dans le jeu. Un exemple pour illustrer l'importance du son dans le jeu : si un garde vous barre l'accès d'une salle, cachez-vous non loin de lui, puis tapez sur un objet.
Le bruit intriguera le garde qui avancera dans votre direction, mais libérant du même coup l'accès à la salle.
Vous n'aurez plus qu'à bouger pour entrer dans la salle sans vous faire voir, pendant que le garde cherchera désespérément un intrus.

Metal Gear Solid tient sur 2 CD. D'après les développeurs, il faut pas moins de 8 heures pour le finir quand on le connaît par coeur.
La durée de vie est donc très grande.

Bref, je n'irais pas par quatre chemin : Metal Gear Solid est l'un des tout meilleurs jeux que j'ai eu l'occasion de tester sur la PlayStation.
Son concept révolutionnaire bénéficie d'une réalisation magistrale. Voici un jeu qui fera date dans l'histoire du jeu vidéo, toute plates-formes confondues.

Lightman, le 11 mars 1999

Source : jeuxvideo.com

Intro de Metal Gear Solid

METAL GEAR SOLID 2 : SONS OF LIBERTY

Inutile désormais de compter les mois, les jours et les heures qui ont fait de nous des martyres du jeu vidéo depuis l'annonce de Metal Gear Solid : Sons of Liberty sur PlayStation 2.
Le jeu le plus attendu de la décennie et sans doute le plus bouleversant arrive enfin chez nous, près d'un an après la démo jouable livrée avec Zone Of the Enders.
L'attente n'a pas été vaine, et c'est un véritable trou noir qui s'empare du joueur du début à la fin, transformant toutes les priorités d'hier en préoccupations futiles et désuètes, alors que l'on n'a plus qu'une seule question existentielle à l'esprit : peut-on oui ou non sortir indemne de Metal Gear Solid 2 ?

Si vous êtes de ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de mener l'épisode PlayStation dans son entier, vous vous demandez peut-être pourquoi tant d'éloges à propos de Metal Gear Solid 2.
L'explication est difficile à énoncer en quelques mots, mais il suffit de jouer ne serait-ce qu'une heure à Metal Gear Solid 2 pour prendre conscience du gouffre qui sépare ce soft des autres titres 128 bits.

Plus qu'un simple jeu, c'est une véritable expérience à vivre, et il ne faut que quelques minutes pour être pris malgré soi dans la spirale du scénario et dans celle du gameplay, tant chacun des éléments constitutifs du soft semble avoir été mûrement pensé et réfléchi pour s'agencer de façon parfaite dans le schéma global.
Metal Gear Solid 2, c'est dix fois ce que l'on a pu ressentir dans Metal Gear Solid, et il serait sacrilège de passer à côté.

J'imagine que tout le monde connaît le principe de Metal Gear Solid. Présenté comme un jeu d'action/infiltration tactique, Metal Gera Solid 2 constitue LA simulation furtive par excellence !
C'est-à-dire que contrairement à la majorité des softs qui ne se terminent qu'en nettoyant les niveaux des ennemis qui les peuplent, le titre de Kojima privilégie la ruse et pénalise la violence gratuite.
En d'autres termes, il faut en permanence la jouer fine et avancer dans l'ombre, parce que si l'on commet l'erreur de descendre un homme sans y être contraint et sans prendre le maximum de précautions, ce sont les assauts des renforts qu'il faut essuyer trois secondes après, des soldats d'élite bien armés et bien protégés qui ne vous laisseront que la fuite comme échappatoire.

Heureusement pour nous, les possibilités d'action ont été décuplées par rapport à l'épisode précédent, atteignant ici un tel niveau de réalisme que l'on se retrouve parfois devant des subtilités réellement bouleversantes.
Dans Metal Gear Solid 2, on ne se contente pas seulement de traîner les corps pour les dissimuler ; on les secoue pour vider les poches, on les planque dans des casiers, on les balance par-dessus bord, et on s'en sert comme bouclier lorsqu'on se retrouve cerné par des soldats trop humains pour oser faire feu sur leur camarade.
L'intelligence artificielle est ici poussée à l'extrême et ouvre des possibilités tactiques qui surclassent tout ce qui avait été vu jusqu'alors.

Car potentiellement, tout ou presque peut vous trahir ! Les tirs issus d'armes non munies d'un silencieux, mais aussi les bruits de vos pas sur les grilles métalliques, les traces humides laissées sur un sol sec, l'extrémité de votre ombre, et même le moindre frémissement que vous ferez en vous tassant au fond d'un casier seront les traîtres témoins de votre présence.
Mais toute cette exagération de détails ne joue pas forcément en votre défaveur. En contrepartie, rien ne vous empêche de vous suspendre sur une balustrade pour contourner un garde en approche, et passer ensuite dans son dos pour l'étrangler, l'assommer, le paralyser ou simplement le menacer pour l'obliger à abandonner des munitions.
Le déguisement et les caisses en carton constituent toujours un leurre particulièrement efficace. Impossible de ne pas être ébahi par le moteur du jeu qui gère les interactions de façon très poussée avec l'environnement, et qui réalise des prouesses techniques phénoménales.

HISTOIRE

Mais Metal Gear Solid, c'est aussi un scénario de folie qui ne dévoile jamais les réponses aux questions qu'on se pose, et qui au contraire multiplie les rebondissements et les révélations inattendues, faisant germer encore davantage d'interrogations dans l'esprit du joueur souvent dépassé par le déroulement de l'intrigue.
Le jeu n'est pas particulièrement long, tout au plus une quinzaine d'heures, mais l'efficacité de son scénario et l'intérêt des phases de jeu font que l'on a de cesse de relancer le jeu depuis le début pour se faire plaisir, parce que l'envie est trop forte.
Les boss bénéficient tous d'un charisme certain, mais mieux vaut bien avoir en tête l'épisode PlayStation pour appréhender toutes les ramifications de la trame scénaristique.
A ce propos, si vous commencez la partie en disant que vous n'avez pas terminé le premier Metal Gear Solid, vous louperez toute la première partie du jeu avec Snake...
J'en ai peut-être déjà trop dit, mais le conseil s'imposait toutefois pour vous éviter de passer à côté de l'essentiel.
Vous l'avez certainement déjà réservé si vous êtes possesseur d'une PlayStation 2. Dans le cas contraire, la sortie d'un bundle regroupant le jeu plus la console devrait achever de vous convaincre.

Romendil, le 07 mars 2002


Source : jeuxvideo.com

Intro de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty

METAL GEAR SOLID 3 : SNAKE EATER

En voyant le chemin qu'a parcouru la série des Metal Gear depuis son arrivée sur MSX, on ne peut qu'être admiratif.
Bien que le genre de l'action/infiltration soit très prisé de nos jours, peu de titres réussiront à braver les épreuves du temps avec succès afin de ne pas se faire oublier.
Et c'est bien là qu'on reconnaît le génie de la saga de Konami qui depuis qu'elle s'est offerte le suffixe Solid n'en finit plus de nous éblouir, chaque opus étant réalisé de manière chirurgicale de façon à ne rien laisser au hasard.
Snake Eater ne fait pas exception à la règle et représente une pierre de plus à l'édifice qui dépasse désormais les cimes de la charte de qualité de la série pour venir côtoyer des nuages de rêverie, de plaisir et de perfection.

Si à l'heure actuelle les fans de Splinter Cell ne sont pas forcément ceux de Metal Gear Solid, la raison en est très simple.
Bien que les deux jeux se retrouvent sous l'étendard de l'infiltration, l'approche des deux séries est radicalement différente.
Si la première privilégie le réalisme des situations, Metal Gear Solid a toujours préféré opter pour une ambiance cinématographique en approfondissant à outrance son scénario et ses personnages.
On pourra alors reprocher à Kojima de trop s'investir dans son histoire en essayant de faire passer des opinions sur la génétique ou bien encore la politique américaine, mais l'homme est trop intelligent pour faire cette grossière erreur.
Oui, les scénarii des Metal Gear Solid sont nés d'apports historiques ou d'événements bien réels mais au final, sans être une véritable chimère, le résultat se veut complexe malgré la fluidité de la narration qui n'a d'égal que la richesse du contenu évoqué.

HISTOIRE

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater part donc de ce postulat et s'appuie sur les événements de la Guerre froide dont la crise des missiles de Cuba a été un des points les plus importants.
Situant son histoire dans les années 60, Kojima en profite pour nous raconter la genèse de Snake, de The Boss, du projet Les Enfants terribles et de plusieurs personnages emblématiques de la saga à l'image de Revolver Ocelot qui, d'un pistolero juvénile, se transformera en sadique tortionnaire bien des années plus tard.
Bien qu'il soit préférable d'avoir terminé Metal Gear Solid et Metal Gear Solid 2 pour comprendre les tenants et les aboutissants de certaines révélations, le scénario du jeu pourra malgré tout se laisser déguster, tant la galerie de "seconds couteaux" est intéressante.
Bien sûr, tous les personnages ne se valent pas, les ambitions du colonel Volgin sont finalement assez basiques mais ce qui ressort le plus du scénario se situe bel et bien au niveau des confrontations physiques et mentales de Snake et de son mentor.
D'ailleurs si la première partie du jeu est davantage centrée sur la mission du héros qui sera de retrouver un scientifique du nom de Sokolov, le créateur du Shagohod (une rampe mobile de lancement de missiles), elle sert également à installer les personnages.
Ceci nous aidera alors à mieux appréhender les aspirations de ces derniers dans la seconde partie qui se déroulera quelques jours plus tard.

GAMEPLAY

Reprenant la construction de Metal Gear Solid 2, Snake Eater lui est pourtant supérieur en tous points. Si nous allons toujours devoir jouer au chat et à la souris avec des gardes attentifs au moindre bruit, Metal Gear Solid 3 troque les environnements étriqués et froids de Metal Gear Solid 2 contre des espaces plus ouverts et riches en couleurs.
Se déroulant en Russie, dans une jungle profonde oubliée de tous, le joueur n'aura de cesse de jouer avec son environnement pour mener à bien sa mission et dieu seul sait qu'elle ne sera point évidente, du moins si vous êtes du genre à privilégier la discrétion.
A ce sujet, laissez tomber le mode Facile pour directement partir sur le Normal, le challenge et les sensations seront alors décuplés.
Reprenant le gameplay du précédent épisode, vous pourrez toujours user de nombreux mouvements pour mettre en joue les gardes afin de leur soutirer des items ou des munitions, pour les tuer en silence, etc.
D'autres mouvements, dits CQC, vous permettront d'attaquer des gardes par derrière, de leur soutirer des informations, de les faire tomber...
De plus, vous aurez cette fois la possibilité de monter dans des arbres (bien que cette astuce soit assez mal exploitée car très dirigiste) ou de vous cacher dans les herbes ou dans des troncs d'arbres creux pour passer inaperçu.
Question gadgets, votre besace pourra renfermer des cigarettes anesthésiantes, des pilules pour feindre une mort rapide, des magazines pour détourner l'attention des soldats, et beaucoup plus encore.
Notez également que vous n'aurez désormais accès qu'à un radar très sommaire (qui requerra des batteries pour fonctionner) qui vous montrera grossièrement la position des ennemis.
De ce fait, la difficulté est bien plus importante que dans Metal Gear Solid 2 mais il ne faut pas oublier que le matériel était moins performant dans les années 60.
Les moyens offensifs ne sont pas en reste avec une douzaine d'armes à disposition parmi lesquelles un six-coups, un fusil de sniper, une mitraillette lourde, un lance-roquettes...
De plus, vous aurez aussi à vous servir des armes de vos ennemis (comme des tourelles DCA ou des mitraillettes sur pied) pour venir rapidement à bout de tous vos problèmes.
En somme, le gameplay est étoffé et nécessitera cette fois que vous utilisiez le stick pour avancer à pas de loups ET la croix de direction lorsque vous désirerez éliminer un garde sans vous faire remarquer.
Une petite innovation qui évitera de se faire repérer en courant près d'un garde après avoir appuyé trop fort sur le stick analogique.

Mais la grande force de cet épisode vient de son orientation survie. Ainsi, si vous veniez à être blessé, vous devriez immédiatement vous soigner afin de récupérer votre énergie.
Pour ce faire, vous devrez alors passer par un menu et soigner les blessures de Snake en utilisant des bandages, du désinfectant, du fil chirurgical, des antiseptiques et d'autres produits de même nature.
Très prenant, cet aspect se veut complémentaire de l'obligation que vous aurez de chasser ou de partir à la cueillette aux champignons.
Eh oui, car si vous pourrez récupérer de l'énergie en vous soignant, vous devrez aussi faire attention à votre niveau d'endurance afin de pouvoir courir ou pour être plus précis lorsque vous viserez un ennemi.
Vous pourrez ainsi tirer sur les animaux peuplant la forêt dans laquelle vous évoluerez ou ramasser des fruits et des plantes, ces dernières pouvant aussi servir à vous guérir.

L'autre nouveauté de Metal Gear Solid 3 vient des nombreux camouflages utilisables à tout moment de l'aventure.
Ceux-ci vous serviront à vous fondre dans votre environnement et vous permettront même d'être totalement invisible aux yeux des soldats.
Suivant l'environnement où vous vous trouvez, vous devrez choisir la tenue la plus adéquate ainsi que la peinture à appliquer sur votre visage.
Si vous êtes par exemple adossé à un mur de briques rouges, une tenue aux couleurs ocres et une absence de peinture sur le visage seront idéales.
Par contre si vous êtes caché dans des herbes hautes, votre préférence devra aller à une tenue kaki et une peinture verte pour le visage, ceci augmentant le pourcentage de camouflage qui vous renseignera sur votre degré d'invisibilité.
A ce sujet, notez que la version européenne profite d'un mode Online par lequel vous pourrez télécharger de nouveaux camouflages.
Au final, il est seulement très agaçant de devoir passer par un menu pour changer de tenue.

Je dois dire également que bien que le graphisme du jeu soit admirable, d'énormes traces d'aliasing et de tearing viennent un peu ternir le tableau.
Cependant, la diversité des lieux est une énorme évolution par rapport aux autres Metal Gear Solid. On retrouve bien la base militaire de rigueur mais vous pourrez aussi traîner vos guêtres dans une jungle épaisse et foisonnante, des grottes, des rizières suffocantes, des marais ou bien encore des égouts nauséabonds.
En dehors des environnements, il faut aussi rendre hommage au design des protagonistes qui est quasiment parfait, les membres de l'unité Cobra étant aussi imposants que jouissifs à combattre.
Ce qui est également incroyable est qu'on pourra aussi assister à des scènes totalement surréalistes (dans leur technicité) et qui a priori n'ont rien à faire sur PlayStation 2 tant leur réalisation est impressionnante.
Et pourtant, le tout tient bien sur un seul DVD et démontre bien que les équipes de Konami n'ont plus rien à apprendre du monolithe noir.
La bande-son n'est pas en reste avec des thèmes musicaux aux accents très rétro qui sont totalement dans le style James Bond auquel Metal Gear Solid 3 emprunte beaucoup.
Harry Gregson Williams reprend du service après Metal Gear Solid 2 et il faut bien dire que ce compositeur a totalement capté l'essence même du jeu.
Les thèmes sont parfaitement adaptés aux situations, aux ambiances, la composition est de grande qualité et on retiendra surtout que les musiques font partie intégrante du jeu, lui insufflant une vie propre, chose rare pour un jeu d'infiltration.

Si c'est la question de la durée de vie qui vous préoccupe, sachez qu'elle est dans la lignée de ses prédécesseurs, avec divers modes de difficulté à débloquer.
De plus, un mode propre à la version européenne vous proposera de combattre tous les boss de l'aventure principale.
N'oublions pas non plus le mode Serpent Contre Singe qui vous proposera de capturer les singes d'Ape Escape en parcourant plusieurs niveaux fermés issus du mode Scénario.
Un petit plus bien marrant, sans être captivant. Enfin, Metal Gear Solid 3 est un jeu qui se termine plusieurs fois en choisissant plusieurs techniques d'approche ou tout simplement pour bien saisir toutes les nuances du scénario, les vérités cachées dans les dialogues étant légion.

Metal Gear Solid 3 fait partie de cette catégorie très rare de titres qui alpaguent le joueur du début à la fin sans lui laisser le temps de souffler.
Snake Eater comporte bien quelques petits défauts d'ordre technique mais comment rester de marbre devant un tel chef-d'oeuvre ?
Une mise en scène inventive, un scénario diaboliquement génial, des personnages charismatiques, un gameplay profitant de multiples innovations et le fait de faire naître en nous une attente insupportable jusqu'au prochain épisode qu'on espère aussi bon : Metal Gear Solid 3, c'est tout cela.
Kojima a créé un mythe et si il continue à le chérir avec autant d'affection, Snake est destiné à errer dans les cieux pendant très longtemps.
La fin d'une trilogie, la promesse d'entendre à nouveau les sifflements du serpent et l'espoir d'être à nouveau hypnotisé.

Logan, le 02 mars 2005

Source : jeuxvideo.com

Intro de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater

METAL GEAR SOLID : THE TWIN SNAKES

Sans conteste l'un des jeux les plus marquants de la PSOne, Metal Gear Solid refait surface sur GameCube dans un remake qui donne un nouvel élan à ce titre incontournable.
Bénéficiant d'une réalisation 128 bits et de toutes les nouveautés de gameplay apportées par Metal Gear Solid 2, The Twin Snakes marquera à la fois ceux qui ne connaissent pas encore la trame incroyable du jeu original et les nostalgiques de ce titre mythique.

Autant dire que l'on ne pouvait que rêver de pouvoir redécouvrir le chef-d'oeuvre que constitue Metal Gear Solid sur une console 128 bits, et ce sont finalement les possesseurs de GameCube qui héritent de ce remake.
Dommage que tout le monde ne puisse en profiter, de même qu'il est fort regrettable que le fameux Metal Gear Solid 3 ne soit prévu que sur PlayStation 2.
Quoi qu'il en soit, la sortie de Metal Gear Solid : The Twin Snakes constitue un événement majeur qui fera forcément date, car même si le jeu révèle quelques faiblesses, notamment au niveau de sa réalisation qui est un poil en-dessous de celle de Metal Gear Solid 2, son potentiel est resté intact.

Imaginé par le génial Hideo Kojima en 1998, le volet PSOne de Metal Gear Solid méritait largement qu'on lui rende hommage en ce début de 21ème siècle.
Pourquoi ? Tout simplement parce que chacune de ses composantes était comme un catalyseur capable de dynamiser l'ensemble du titre au point de laisser au joueur un souvenir impérissable.
Indispensable pour son scénario machiavélique et imprévisible, indispensable pour son gameplay précurseur des jeux d'infiltration, indispensable pour sa galerie de personnages à la psychologie approfondie, Metal Gear Solid fait partie de ces quelques titres qui demeurent de façon rémanente dans notre souvenir.
L'équipe de Silicon Knights, connue pour son travail sur le premier Blood Omen sur PSOne et plus récemment pour l'audacieux Eternal Darkness sur GameCube, a bien compris qu'il était hors de question de toucher à la moindre réplique scénaristique ou de modifier même de façon infime le déroulement du jeu.
Résultat, The Twin Snakes conserve la même histoire, le même level design et la même disposition des gardes que dans l'original.
Ils ont compris qu'il suffisait d'un vrai lifting graphique et surtout de l'apport des nouveaux éléments de gameplay apportés par Metal Gear Solid 2 pour le transcender, et c'est une réussite.

GAMEPLAY

On se retrouve alors avec une tonne de nouvelles possibilités de mouvements qui accentuent encore davantage l'aspect tactique en permettant par exemple de trouver de nouvelles cachettes dans les casiers, de se suspendre à des rambardes pour passer inaperçu ou se lâcher sur des gardes en contrebas, de traîner les corps ou même de passer en vue subjective.
En plus de cela, on peut désormais partir à la chasse aux "dog-tags", les plaques nominatives des gardes, en les menaçant avec son flingue jusqu'à ce qu'ils craquent, ce qui oblige à maîtriser parfaitement la routine de chacun d'entre eux pour pouvoir les surprendre.
Même si le jeu n'est pas très long, il est donc toujours aussi intéressant de le refaire différemment ou dans un niveau de difficulté supérieur.
Le menu principal permet d'ailleurs d'accéder directement à l'album photos, aux fichiers détaillés sur l'opération et les hommes qui la commandent et aux documents vidéo sous forme de caméra de surveillance interactive qui sont plus importants qu'on ne le croit pour le scénario.
Les plus malins pourront même essayer de dénicher les nombreux clins d'oeil disséminés par les développeurs.

Il faut tout de même parler des nouvelles cut-scenes, confiées aux soins du sieur Ryuhei Kitamura, que l'on connaît notamment pour son travail sur le film Versus.
Ceux qui ont vu le film ne s'étonneront pas de découvrir à quel point les moments forts de Metal Gear Solid l'ont inspiré pour un résultat proprement hallucinant à base de bullet-time et d'affrontements ultra chorégraphiés.
On en apprécie d'autant plus le charisme que dégagent chacun des protagonistes de l'histoire et qui nous ont tous marqués.
Qu'il s'agisse de personnages principaux ou mis plutôt au second plan, tous ont un secret qui se dévoilera bien souvent au moyen de scènes mémorables ou dramatiques.
C'est aussi pour cette raison que Metal Gear Solid est un titre hors norme, si profond et surprenant dans sa mise en scène et sa trame scénaristique qu'il parvient à marquer même les joueurs qui ne raffolent pas forcément d'action/infiltration.
Accompagné d'une bande-son exceptionnelle confiée à Norihiko Hibino, qui avait déjà co-signé les musiques de Metal Gear Solid 2, cet opus comporte également l'un des tous meilleurs thèmes qui soit, celui-là même qui est effleuré dans l'intro et qui conclut le jeu d'une façon inoubliable.
Il faut préciser d'ailleurs que ce remake abolit le doublage français au profit de voix en anglais, ce qui rassurera ceux qui ne supportaient pas la VF en dents de scie.
Je voudrais vous parler également des nombreuses trouvailles géniales du soft, comme la fréquence cachée de Meryl sur le Codec ou les talents fourbes de Psycho Mantis, mais mieux vaut redécouvrir tout ça par soi-même.
J'envie ceux qui n'ont jamais touché au jeu original et qui ne savent pas encore qu'ils vont vivre avec ce titre l'une des expériences vidéoludiques les plus mémorables de toute leur existence !

Romendil, le 26 mars 2004

Source : jeuxvideo.com

Intro de Metal Gear Solid : The Twin Snakes

METAL GEAR SOLID 4: GUNS OF THE PATRIOTS

Hanté par son tragique passé, dévoré par le virus Foxdie, Snake nous revient essoufflé en plein milieu d'une guerre où les composants nano-technologiques sont aussi importants que les balles.
Relique d'une époque révolue, notre héros avance pour régler ses comptes et en finir une fois pour toutes avec son Nemesis : Liquid.
Enjambant les corps, se faufilant dans l'ombre, se fondant dans son environnement, la légende nous fait l'honneur d'une nouvelle passe d'armes avec ses ennemis de toujours.

HISTOIRE

Tant qu'il y aura des hommes, il y aura la guerre, nous disait Albert Einstein et comme pour corroborer cette citation, c'est aujourd'hui Liquid Ocelot qui prend les rênes mondiales d'une guerre depuis longtemps fomentée par des entreprises privées.
Désireux d'être l'unique acquéreur d'une technologie permettant de contrôler les engagés, volontaires ou non, le côté sombre de Snake se veut plus ambitieux que jamais.
De l'autre côté de la barrière, Solid Snake se montre un adversaire pathétique, affaibli par la maladie et confronté à un destin qu'on pourrait juger inéluctable.
Si le fil rouge de Guns of The Patriots est linéaire, le scénario de cet opus n'en est pas moins le plus étoffé de la série.
Logique, me direz-vous, vu que nous avons affaire à un épilogue (définitif ou non) de la saga Solid. Un casting de luxe, des réponses à toutes les questions que nous nous posions ou que nous n'avions même jamais osé évoquer et au final un segment bâti sur un scénario auquel viennent s'ajouter plusieurs séquences vidéoludiques furieuses.
En substance, voici ce que nous donne la première itération de Kojima sur PlayStation 3. Mais au-delà de ce résumé, qu'en est-il vraiment ?

GAMEPLAY

Tout d'abord, la réalisation du titre se situe dans la lignée de celle de Sons of Liberty, en privilégiant la structure narrative aux phases de gameplay qui n'en restent pas moins exquises.
Cependant, sachez que la proportion est ici de 1/3 de cinématiques et de 2/3 de jeu, ce qui pourra faire frémir certains joueurs.
On notera donc la volonté d'Hideo Kojima de clore son oeuvre ou du moins d'offrir aux fans de la première heure une suite dans le sillage de la fin de Metal Gear Solid 2.
Pour autant, le jeu se veut plus ouvert en termes d'environnements. Ainsi, l'aventure, segmentée en plusieurs chapitres, nous transporte du Moyen-Orient à l'Amérique du Sud en passant par l'Europe de l'Est avant d'entamer un retour vers un lieu historique pour finalement se clore dans un endroit emblématique de la saga dont nous tairons ici le nom.
Si Metal Geat Solid ne nous avait pas habitués à ce côté "globe-trotteur", on se félicitera de cet aspect qui, sans mettre à mal l'homogénéité du titre, lui confère une véritable personnalité.
Pourtant, paradoxalement, c'est le chapitre le plus original, en Europe, qui fait montre de plus de défauts.

Ainsi, passée la surprise de la découverte, on sera surpris de la construction du stage ne recelant que deux véritables phases de jeu.
Tout commence par une introduction au cours de laquelle Snake revêtira un camouflage facial lui donnant l'illusion de sa jeunesse perdue.
Au passage, on remarquera l'habile subterfuge de Kojima nous offrant la possibilité de jouer avec un Snake rajeuni pour qui n'apprécie pas son pendant vieillissant.
Ensuite, survient une séquence durant laquelle on devra suivre une personne en se cachant de cette dernière ainsi que des soldats patrouillant dans les rues.
Sympathique, ce passage s'embourbe rapidement dans une longueur excessive nous donnant l'impression que Kojima ne savait pas vraiment comment conclure le tout.
Retour sur une cinématique pour arriver à une course-poursuite interactive, à moto, proprement hallucinante, totalement jouissive, mais pouvant être plus ou moins appréciée sans toucher à un seul bouton.
Enfin, après un combat contre un membre de Beauty And The Beast, le chapitre se termine par une des cinématiques les plus impressionnantes du soft d'un point de vue de l'intensité.
Bref, ce niveau illustre plutôt bien dans son ensemble Guns of The Patriots, stigmatisé par l'envie de Kojima d'en dire le plus possible au détriment des phases de jeu proprement dites.

Toutefois, n'allez pas croire que Metal Gear Solid 4 est un titre vidéoludiquement laconique. Ainsi, sans tout vous révéler, on citera une phase avec un véhicule militaire où planqué sur le toit du camion, Snake devra éliminer des Gekkô et soldats bloquant le passage ou des prises d'assaut de forteresses ennemies.
En sus, un duel de tôles ondulées précédera un ultime affrontement admirablement mis en scène et nous renvoyant en pleine figure un souffle épique teinté de nostalgie à l'aide d'un décor et d'un peu de subtilité ou comment survoler sept ans de la vie d'un homme grâce à une simple jauge de vie.
Bien sûr, les rixes contre les boss ponctuent à intervalles réguliers des passages d'infiltration et si toutes ne sont pas égales, le sentiment qui ressort de ces dernières est une joie immense.
De fait, si je citais plus haut le commando Beauty And The Beast, sachez que les naïades le composant ne seront pas les seules à vous mettre des bâtons dans les roues.
Vamp, plus charismatique que jamais, vous accordera un pur trip d'adrénaline. A ce sujet, on évoquera ici une réalisation délicieuse, pour le spectateur, usant du split-screen pour nous offrir deux combats en parallèle.
Saisissant ET frustrant puisque le joueur ne pourra pleinement profiter de la somptueuse chorégraphie tout occupé qu'il sera à éliminer des hordes de mechas.

Quoi qu'il en soit, on trépigne durant ces rencontres se montrant souvent ingénieuses et parfois référentielles.
Ici aussi, je vous laisse les découvrir par vous-même, mais il faut tout de même savoir qu'à la suite du premier duel, contre Laughing Octopus, vous pourrez obtenir un masque vous permettant de vous camoufler totalement à l'aide de l'Octo-Camo.
Si vous savez désormais de quoi il en retourne, petite précision pour ceux prenant le train en marche. Cette fois, Snake va pouvoir utiliser une combinaison lui permettant de prendre la couleur de l'élément qu'il vient de toucher à l'image d'un caméléon.
Pour ce faire, il suffira de s'allonger sur le sol ou de se plaquer contre une surface pour que votre combi change automatiquement de rendu.
Pratique et souple d'utilisation, cette technique, couplée à l'achat et l'upgrade d'armes, vous rendra la vie bien plus facile que par le passé.
Afin d'obtenir cette manne providentielle, il conviendra dans un premier temps d'éliminer vos ennemis puis de récolter leurs armes.
Celles-ci seront visibles d'un simple coup d'oeil grâce au Solid-Eye, un monocle nous donnant plusieurs informations sur votre environnement à l'aide d'un radar tout en nous permettant d'utiliser une vision thermique ou un mode zoom.
Ensuite, lesdites armes seront vendues au dénommé Drebin. Celui-ci pourra alors vous vendre des minutions, armes et en débloquer certaines génétiquement verrouillées, la transaction s'effectuant à tout moment en passant par un menu d'inventaire.
Si on trouvera peu logique cette façon de faire, elle a au moins le mérite de faciliter la vie du joueur d'autant qu'il est possible de faire ses emplettes en plein champ de bataille.

Malgré cet aspect peu réaliste, on notera que Guns of The Patriots délaisse le côté "fou-fou" de ses aïeuls en cela qu'il se fait prier quand il s'agit d'insérer quelques blagues ou clins d'oeil.
Vous en trouverez néanmoins un très bien vu lors du combat contre Screaming Mantis. On se souviendra aussi longtemps de l'intervention d'Otacon faisant référence aux capacités de la PlayStation 3.
Maintenant, il est décevant de constater à quel point Kojima a versé avec une grande facilité dans le trip "petite culotte" en alignant les plans sur les poitrines ou les fesses de ses héroïnes.
En sus, si les références cinématographiques sont toujours là, elles sont moins présentes et renvoient davantage à Mr&Ms Smith ou Armageddon, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde.
Nonobstant, cela ne choque pas outre mesure en s'inscrivant dans l'effet recherché. De plus, si la technique n'est pas toujours au top, le montage du maestro japonais s'affine une fois encore grâce à une réalisation plus posée mais tout aussi percutante que celle des précédents Metal Gear Solid.
D'ailleurs, il est assez étrange de constater le décalage entre les cinématiques de Metal Gear Solid 4 et les fausses pubs et émissions complètement barrées servant de passe-temps avant de débuter une partie.

En marge du découpage des cinématiques, revenons, voulez-vous, au gameplay pour voir ce que nous y trouvons d'original à l'exception de tout ce qui tourne autour du camouflage.
Dans un premier temps, vous pourrez diriger le robot MK II, pouvant se rendre invisible ou étourdir les gardes grâce à un câble électrique.
Marrant même si on l'utilise peu en dehors des briefings où il est possible de changer d'angle de caméra ou de bouger le MK II pour trouver des objets bonus.
Bien sûr, tout ce qui avait été fait dans Metal Gear Solid 3 profite à Metal Gear Solid 4, à commencer par la caméra située dans le dos de Snake.
On évoquera aussi quelques mouvements inédits comme celui de lancer des grenades couché sur le dos ou la possibilité de ramper comme un véritable serpent en poussant très légèrement le stick analogique.
Enfin, vous devrez désormais gérer votre niveau de psychisme (afin de récupérer votre santé) et de stress en prenant des médicaments ou en appelant un médecin au CODEC pour une petite analyse.
Utile vu que, plus vous êtes stressé, plus votre niveau de stabilité lors des tirs sera faible.

Une fois l'aventure terminée en solo, vous pourrez poursuivre l'expérience grâce au online. Celui-ci dispose de plusieurs modes comme Match à mort, Match à mort par équipe, Mission de capture demandant de capturer une cible et de la protéger un certain temps, Mission de contrôle où il faudra prendre possession des bases dispersées sur la carte ou encore Mission d'infiltration dans lequel Snake doit récupérer un certain nombre de dogtags avant la fin du temps.
Si vous y ajoutez une évolution des caractéristiques et des joutes à plus de dix, vous aurez de quoi vous amuser et ce malgré la maniabilité plutôt rigide de Metal Gear Solid, peu adaptée au multi.
Au final, pourvu d'une histoire passionnante mais difficile à suivre lors d'une première "lecture", nanti d'idées originales lui apportant une vraie plus-value, Guns of The Patriots se complaît peut-être trop dans une surenchère narrative.
Si celle-ci est utile au développement et à la conclusion de l'histoire, elle prend parfois trop facilement le pas sur le jeu à proprement parler.
Quoi qu'il en soit, inutile de débattre sur le statut de meilleur épisode ou non de la saga, la réponse étant aussi variable que subjective.
Le plus important est que Metal Gear Solid 4 sache être émouvant, touchant même et qu'il piquera au vif votre coeur grâce au récit d'un homme désabusé qui a rendez-vous avec la vérité.

Logan, le 30 mai 2008

Source : jeuxvieo.com

Intro de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots

METAL GEAR SOLID : PORTABLE OPS

Après avoir dégainé deux Metal Gear Acid fort intéressants mais par plusieurs côtés frustrants, Konami nous offre un véritable Metal Gear Solid sur la console de Sony en singeant la forme de Metal Gear Solid 3 : Snake Eater tout en approfondissant le fond.
Le résultat, non exempt de défauts, s'accorde davantage avec les volontés des fans de la première heure, plus habitués à l'action/infiltration qu'à la stratégie cel shadée.

HISTOIRE

Bien que Snake Eater est sans doute, à l'heure actuelle, le Metal Gear Solid le plus ambitieux en terme de scénario mythologique car s'appuyant principalement sur les personnages et le background de la série à défaut d'y inclure des notions plus abstraites, cela n'aura pas empêché la Kojima Team d'y revenir par des chemins détournés qui se rejoignent tous vers le Metal Gear Solid : Portable Ops ici présent.
En somme, bien que Snake Eater nous offrait un bien beau retour dans le passé pour nous conter la mort de The Boss et la naissance de Big Boss, restait encore à nous raconter la création de l'unité Fox Hound, entité légendaire qui s'illustrera notamment lors de la crise d'Outer Heaven.
De fait, Portable Ops, tout comme le dernier opus PlayStation 2, peut se vivre comme une page ouverte sur les arcanes de la saga de Kojima en cela qu'il nous laisse être le témoin d'une période emblématique de laquelle naîtront des personnages connus de tous et de toutes.
Ainsi donc, rien que le début du jeu résonne comme un moment d'émotion en découvrant Roy Campbell, emprisonné dans une cellule jouxtant la vôtre.
La première rencontre avec Campbell donne bien le ton et ce doux parfum de nostalgie se répandra à mesure que vous avancerez dans le titre en rencontrant par exemple Frank Jaeger, futur Gray Fox.
Bref, l'histoire se veut ambitieuse, les racines profondes et les non-dits et autres surprises scénaristiques toujours aussi savoureux.

GAMEPLAY

Dans l'absolu, Portable Ops est donc une nouvelle pierre angulaire de l'oeuvre de Kojima mais ce qui se veut tout aussi important que le synopsis se situe au niveau du gameplay.
Certes, nous sommes toujours devant un jeu d'action à la troisième personne, avec ses qualités et ses problèmes, mais là où le titre se démarque clairement de ses prédécesseurs vient du fait que vous pourrez compter sur l'aide de soldats ennemis que vous aurez au préalable ralliés à votre cause.
Du coup, on est presque en droit de se demander si Portable Ops peut toujours être qualifié de jeu d'infiltration au sens propre vu qu'il nous est donné de diriger quatre personnages au lieu d'un et de switcher à tout moment entre les différents membres de notre unité.
La réponse est simple : oui, Portable Ops est bel et bien un jeu d'infiltration mais il intègre également une dimension stratégique en cela que vous devrez penser la mission en amont en choisissant consciencieusement les soldats qui vous accompagneront.
Mais avant toute chose, penchons-nous sur ce recrutement quelque peu forcé. En fait, tout commence par un face-à-face avec un soldat lambda.
A ce stade, vous devrez l'endormir (en utilisant un pistolet à fléchettes ou en l'étranglant) puis le ramener à votre camion.
Ensuite, après avoir réussi vos objectifs, vous vous retrouverez à un menu d'entre-missions d'où vous pourrez gérer vos troupes.
A ce moment, plusieurs options vous seront proposées. Tout d'abord, sachez que vos recrues auront des caractéristiques (vie, stamania, perception, armes de poings...) et compétences propres et pourront être rattachées à divers types d'unités comme l'infiltration, l'espionnage, l'unité médicale ou l'unité technique.
De plus, précisons que quelques dix-neuf types de soldats vous attendront au garde-à-vous. Pêle-mêle, on citera l'agent réduisant les points de vie de l'ennemi, l'armurier qui augmente la quantité de munitions transportable, le coursier pouvant ramener des objets au camion de Campbell, le politicien facilitant le recrutement de troupes, etc.
Bref, vous avez de quoi constituer une véritable petite armée (de 100 hommes maximum) et au fur et à mesure que les heures passeront, vous vous rendrez compte des multiples subtilités du système de jeu.

Par exemple, il faut savoir que certains corps de métier ont beaucoup plus leur place à l'abri derrière un ordinateur que sur le terrain.
Ainsi, le chimiste ou le professeur en ingénierie, disposant de très peu de points de vie, travailleront d'arrache-pied pour vous faire profiter des tous derniers progrès en matière de médecine ou de développement technique.
Cependant, il faudra souvent attendre un petit moment avant d'obtenir des résultats. Ici, n'oubliez pas de profiter du timer grâce auquel il est possible de faire avancer le temps par tranches de 12 heures afin d'écourter les recherches, de débuter une mission de nuit et de jour, le degré des soldats variant en fonction du moment de la journée, d'obtenir des renseignements de la part de vos espions ou de récupérer des forces.
Enfin, une fois sur le terrain, vous n'aurez plus qu'à analyser la situation pour savoir quel personnage choisir en fonction de la situation.
N'essayez donc pas coûte que coûte de terminer une mission avec Naked Snake alors qu'il serait beaucoup plus simple de le faire avec un soldat, souvent invisible aux yeux des caméras de sécurité ou de la plupart de ses homologues.

En dehors de cet aspect gestion, la maniabilité d'ensemble reste grosso modo la même que celle de Snake Eater.
Plusieurs armes, accessibles par le biais d'un menu d'action rapide fort pratique, telles l'uzi, le SVD, le M63, le SAA, l'AK-47, le Remington M870 ainsi que toute une gamme de grenades (flash, électronique, fumigène), pièges (TNT, claymore, magazine) et autres gadgets (détecteur de mines, lunettes de vision nocturne, camouflage optique) vous faciliteront la vie.
Question mouvements, outre les habituelles commandes CQC, il est toujours question de ramper, de se planquer derrière les murs, de se suspendre, d'avancer à tâtons et dieu sais-je encore.
On notera aussi que malgré la possibilité de tourner librement la caméra autour de Snake ou de passer en vue subjective, des problèmes de visibilité subsistent. C'est assez agaçant car au bout du compte, on passe autant de temps à regarder le radar (peu lisible au demeurant car basé sur des ondes sonores) que ce qui se passe à l'écran.
Pour rester dans les problèmes, on mettra aussi en avant l'IA plus que perfectible des adversaires, que ce soit en Facile ou Normal.
Pourtant, ces quelques peccadilles, auxquelles on rajoutera une traduction française remplie de coquilles, ne brideront en aucune façon le plaisir de la découverte qui s'appuie sur une excellente gestion de troupes, un scénario travaillé et un rendu graphique impressionnant bien que moins impressionnant que celui de Syphon Filter : Dark Mirror.

Outre un succulent mode solo, Metal Gear Solid : Portable Ops soignera le petit mercenaire qui sommeille en vous grâce à un mode multijoueur particulièrement bien fichu.
Il sera donc question d'affronter six adversaires dans l'un des trois modes de jeu proposés : Combat réel, simulation de combat ou Versus.
Plusieurs règles (match à mort solo ou par équipe, mission de capture solo ou par équipe et résurrection) viendront égayer vos parties au terme desquelles il sera possible de récupérer des soldats d'autres joueurs.
L'intérêt est donc double car en plus d'une durée de vie rallongée, il sera question de grossir les rangs de vos troupes en piquant des unités à vos potes.
Par contre, on pourra regretter que le multi de Portable Ops soit plus orienté action que celui de Snake Eater, les maps étant plus dépouillées et offrant moins de cachettes ou de positions de snipe.
Mais qu'à cela ne tienne, ce MGS est trop généreux pour lui tourner le dos que ce soit en solo ou en multi. Mission réussie pour Konami, donc, qui nous tend un vrai bon jeu doublé d'un excellent épisode de Metal Gear Solid, sur un plateau d'argent.
Honnêtement, nous n'en espérions pas tant.

Logan, le 03 mai 2007

Source : jeuxvideo.com

Intro de Metal Gear Solid : Portable Ops

METAL GEAR SOLID : PEACE WALKER

Emboîtant le pas à Metal Gear Solid : Portable Ops, Peace Walker se veut bien plus ambitieux.
Ainsi, si le titre de la Kojima Team exploite et fait exploser le concept du jeu d'infiltration/gestion, il s'attache à apporter sa pierre à l'édifice de Metal Gear Solid.
Le résultat, imparfait mais diablement généreux, nous montre que la PSP en a encore sous le capot.

HISTOIRE

Comment faire suite à l'émouvant Metal Gear Solid 4 sans pour autant verser dans une redite scénaristique des plus gênantes ?
En posant ses valises dans les années 70 pardi, soit quelques temps après les événements narrés dans Metal Gear Solid 3.
Un bon moyen pour revenir sur le passé de Big Boss après que celui-ci ait été confronté au choix le plus cornélien de toute son existence.
Bien que le contexte politique soit omniprésent dans Peace Walker, il sert une fois de plus à amener une galerie de personnages haut en couleur dont quelques têtes bien connues.
Si on ne vous dira rien de plus sur le synopsis du titre qui nous offre quelques révélations fracassantes dès les premières minutes, sachez que la mise en scène s'avère délectable.
Ainsi, pour contourner les limitations inhérentes au support, Kojima s'est adjoint les services du talentueux Ashley Wood, artiste ayant déjà travaillé sur l'adaptation du premier MGS sous forme de BD.

GAMEPLAY

De fait, outre la qualité intrinsèque des planches dynamisant une narration plus figée que sur PlayStation 3, ces dernières deviennent interactives lors de quelques passages admirablement mis en scène.
En partant de là, vous pourrez lors de certains dialogues zoomer sur des personnages jusqu'à voir leurs sous-vêtements (this is entertainment !) ou leur squelette afin de constater les blessures suite à une cinématique mouvementée.
A ce sujet, il vous faudra aussi intervenir, en appuyant rapidement sur une touche, pour orienter un combat en faveur de Snake ou pour faire en sorte que ce dernier vise au lance-missiles un drone mal intentionné.
Plutôt original, s'inscrivant parfaitement dans le passif de la saga et permettant au joueur d'être directement concerné et impliqué dans la narration.
De fait, lorsqu'on revient au jeu à proprement dit, on pourra être déçu par le résultat même si le tout s'avère plutôt fin à l'exception de plusieurs décors épurés.
Toutefois, le graphisme reste homogène et totalement raccord avec les environnements de Snake Eater. Bref, préparez-vous à écumer jungles, marais et autres bâtiments servant de bases retranchées.

A ce sujet, sachez que ces pérégrinations ne seront pas de tout repos, Peace Walker s'évertuant à progressivement délaisser l'assaut rentre-dedans au profit de l'infiltration.
Une bonne chose ? Oui et non car s'il est bien plus tripant d'abattre un garde sans se faire voir, on sent bien la volonté de Konami d'avoir maximiser la dimension coopérative afin d'amener des stratégies basées sur l'entraide.
En gros, si le jeu solo demeure abordable, vous ressentirez fortement l'absence de potes par moment, notamment face à quelques boss plutôt coriaces.
De plus, malgré trois types de configuration manette, on ne peut nier la lourdeur de la jouabilité, les boutons d'action ne pouvant remplacer un second stick analogique en termes de fluidité et de réactivité.
En somme, il faudra parfaitement calibrer la sensibilité desdits boutons et passer une bonne dizaine de missions afin de trouver ses marques.
Ensuite, il ne restera plus qu'à dompter les mouvements d'esquive, la visée, automatique ou manuelle et le CQC.
A ce sujet, si le combat au corps-à-corps sera des plus salvateurs en début de partie, retenez bien que vos ennemis gagneront eux aussi en technique et pourront, à un certain stade de l'aventure, retourner vos chopes ou éviter facilement vos combos.
Dès lors, la solution armée sera à préconiser. Et c'est là que la Mother Base entre en scène.

A l'image de Portable Ops, vous pourrez donc revenir à votre quartier général entre chaque mission pour peaufiner vos stratégies.
N'y allons pas par quatre chemins, si l'aspect gestion vous rebute, cet élément de Peace Walker devrait vous achever au bout de quelques heures.
En effet, cet épisode accentue encore un peu plus le côté «meneur de troupes» et vous obligera à passer de longs moments dans votre base pour avoir un oeil sur toutes ses caractéristiques.
Mais commençons par le commencement : le recrutement d'hommes. Reprenant l'idée de Portable Ops, vous allez donc devoir assommer des ennemis en cours de mission et les envoyer manu militari dans votre Mother Base, ceci valant également pour les prisonniers que vous trouverez ici et là.
Bien que le tout soit plus aisé que dans Portable Ops grâce au fait de pouvoir envoyer rapidement vos prisonniers sans devoir retourner à un camion, il faudra par la suite faire preuve de patience en dispatchant vos membres dans différents corps de métier.
Toutefois, si le tout vous rebute, vous pourrez bénéficier d'une affectation automatique. Les autres, par contre, s'amuseront à affecter leurs ouailles en fonction de leur spécialité.
En effet, la Mother Base comprenant plusieurs secteurs (Infirmerie, Mess, Équipe Médicale, Renseignement...), il s'agira de bien placer le personnel qualifié afin de faire rapidement évoluer le tout.
Pourquoi donc ? Tout simplement parce que cela sera vital pour la réussite de votre aventure.

Il est d'ailleurs regrettable que Kojima n'ait pas permis à ceux plus intéressés par l'infiltration de passer outre la gestion de la Mother Base.
En effet, quelques missions principales vous réclameront obligatoirement certains objets comme du C4 par exemple.
Pour l'avoir, vous devrez alors mettre des soldats avec un bon niveau en Recherche et Développement afin d'atteindre le degré d'expérience requis.
Le hic est que pour l'atteindre, vous devrez automatiquement vous coltiner des missions annexes peu intéressantes, récupérer des soldats et les affilier au secteur susnommé.
Bref, le tout pourra vite devenir contrariant, tout comme le fait d'avoir un oeil sur le niveau de nourriture de la base, l'état des hommes blessés, etc.
Malheureusement, de tout ceci dépendra l'état mental de vos membres et bien entendu la rapidité avec laquelle les armes et objets pourront être développés.
De plus, vos soldats pourront également choisir de démissionner s'ils ne sont pas satisfaits de votre façon de faire.
Ce côté «gestion» deviendra même de plus en plus évolué avec le temps puisque vous pourrez ensuite envoyer des espions pour avoir des renseignements sur vos futurs objectifs, échanger des objets et des hommes par le biais du wi-fi avec des amis, etc.
Peace Walker pousse donc dans ses derniers retranchements la série afin de la faire évoluer vers un univers connexe à celui des consoles de salon tout en prenant des chemins détournés.

En somme, si l'orientation de ce Metal Gear Solid est osée, le titre conserve malgré tout les qualités de ses aînés.
A celles évoquées plus avant, on rajoutera même de nombreux Easter Eggs ou bien encore les longues phases de Codec et autres cinématiques à la durée toujours aussi emblématique.
Néanmoins, en parallèle des soucis de gameplay déjà cités, on ne pourra passer sous silence le fait de devoir installer entièrement le jeu pour ne pas se taper des temps de chargements omniprésents et d'une longueur surnaturelle.
Bien que l'installation soit une bonne chose en soit, elle requerra une carte mémoire d'un giga afin de pouvoir installer ses 800 Mo de données.
Eh oui, il va falloir doublement investir pour pleinement profiter de ce nouveau Metal Gear Solid. Pourtant, si vous franchissez le pas, vous aurez gagné votre laissez-passer pour un nouveau ride sans doute moins généreux en sensations mais toujours aussi second degré et stimulant.

Logan , le 09 juin 2010

Source : jeuxvideo.com

Metal Gear Solid : Peace Walker Intro


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