Chef des démons de la septième hiérarchie, qualifié d'Ange exterminateur par l'Apocalypse de saint Jean (IX, 11), Abaddon est le souverain du Puits sans fond (Jude, VI) et le roi des démons-sauterelles.
Il prend en grec le nom d'Appolyon...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Prince de l'enfer, faisant partie de la suite du roi Paymon, au visage de femme, couronné d'un diadème étincelant de pierreries, et commandant à deux cents légions d'anges rebelles et de puissances (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon d'un ordre supérieur, grand-duc dans la monarchie infernale auquel soixante légions obéissent sans peine, car il sait se faire aimer des soldats (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon hautement titré : grand chancelier des enfers, intendant de la garde-robe de Satan et président du haut conseil des diables, Adramelech revêt tantôt l'apparence d'un paon et tantôt celle d'un mulet (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Agnan
Démon qui tourmente les Américains par des apparitions et des méchancetés. Il se montre surtout au Brésil...
Il paraît sous toutes sortes de formes, de façon que ceux qui veulent le voir peuvent le rencontrer partout (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand-duc de la partie orientale des enfers. Il se montre sous les traits d'un seigneur à cheval sur un crocodile, l'épervier au poing...
Il donne des dignités, enseigne toutes les langues, et fait danser les esprits de la terre.
Ce chef des démons est de l'ordre des vertus : il a sous ses lois trente et une légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon sévère, exécuteur suprême des sentences du monarque infernal (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Puissant démon, grand-duc aux enfers ; il se montre vêtu en chevalier, monté sur un cheval énorme ; sa figure rappelle les traits du lion ; il a le teint enflammé, les yeux ardents ; il parle avec gravité ; il enseigne les secrets de l'astronomie et des arts libéraux ; il domine trente-six légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Alrinach
Démon de l'Occident, que les démonographes font présider aux tempêtes, aux tremblements de terre, aux pluies, à la grêle, etc.
C'est souvent lui qui submerge les navires.
Lorsqu'il se rend visible, il paraît sous les traits et les habits d'une femme (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand-duc aux enfers. Il a la forme d'une licorne ; mais lorsqu'il est invoqué, il se montre sous une figure humaine.
Il donne des concerts, si on les lui commande ; on entend alors, sans rien voir, le son des trompettes et des autres instruments de musique.
Les arbres s'inclinent à sa voix. Il commande vingt-neuf légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Dieu suprême de l'ancienne Egypte, adoré à Karnak, Edfou, Dendérah et Abydos, protecteur de la fécondité et patron de l'empire thébain, Amon - devenu démon - est ainsi décrit par Collin de Plancy dans son Dictionnaire Infernal (édition de 1863) : "Grand et puissant marquis de l'empire infernal. Il a la figure d'un loup avec une queue de serpent ; il vomit de la flamme ; lorsqu'il prend la forme humaine, il n'a de l'homme que le corps ; sa tête ressemble à celle d'un hibou et son bec laisse voir des dents canines très effilées. C'est le plus solide des princes des démons. Il sait le passé et l'avenir, et réconcilie, quand il le veut, les amis brouillés. Il commande à quarante légions..."
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand président aux enfers et l'un des princes de la monarchie infernale.
Il paraît là-bas environné de flammes, mais il affecte sur la terre des traits humains.
Il enseigne les secrets de l'astrologie et des arts libéraux ; il donne de bons domestiques ; il découvre à ses amis les trésors gardés par les démons, il est préfet de trente-six légions (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand marquis aux enfer. On le voit avec le corps d'un ange, la tête d'un chat-huant, à cheval sur un loup noir et portant à la main un sabre pointu.
Il apprend à ceux qu'il favorise à tuer leurs ennemis, maîtres et serviteurs ; c'est lui qui élève les discordes et les querelles ; il commande trente légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
D'origine persane, ainsi que le prouve le livre de l'Avesta où il se dénomme Aêshmadaêva, Asmodée (Asmodai pour les Hébreux), est le démon de la luxure, souvent confondu d'ailleurs avec Samaël.
Cruel et débauché, il sème la dissipation et l'erreur, et très jaloux des jolies filles auxquelles il s'intéresse plus que de raison, il s'efforce par tous les moyens d'empêcher leur mariage.
Ainsi sacrifia-t-il les sept époux successifs de Sara, avant que Tobie ne l'ait définitivement expulsé en l'obligeant à respirer la fumée du fiel d'un poisson.
Certains textes rabbiniques prétendent de leur côté qu'il parvint à détrôner le roi Salomon, mais que ce grand magicien, l'ayant vaincu à son tour, l'obligea à construire le temple de Jérusalem sans utiliser un seul instrument métallique.
Car Asmodée est aussi un excellent géomètre, un astronome et un très fort mécanicien. Certains textes prétendent que l'archange Raphaël, lassé de surveiller Asmodée, alla l'emprisonner au fin fond de l'Egypte.
Jean Wier dit aussi, dans sa Pseudomonarchia daemonum : "C'est un roi fort et puissant, qui a trois têtes : la première ressemble à celle du taureau, la seconde à celle d'un homme, la troisième à celle d'un bélier. Il a une queue de serpent, des pieds d'oie, une haleine enflammée. Il se montre à cheval sur un dragon, portant en main un étendard et une lance."
On sait qu'au XVIIème siècle, Asmodée vint posséder certaines religieuses, dont, notamment, Madeleine Bavent et soeur Jeanne des Anges.
Par la suite, Lesage en fit un facétieux et inoffensif personnage du Diable boiteux...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand-duc très puissant aux enfers. Il a la figure d'un ange fort laid, et se montre chevauchant un dragon infernal ; il tient à la main gauche une vipère.
Quelques magiciens disent qu'il préside à l'Occident, qu'il procure l'amitié des grands seigneurs, et qu'il faut l'invoquer le mercredi (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon des incendies. Il porte aux enfers le titre de duc ; il se montre à cheval sur une vipère, avec trois têtes, l'une de serpent, l'autre d'homme, la troisième de chat.
Il tient à la main une torche allumée. Il commande vingt-six légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Prince et comte de l'enfer, il apparaît sous la forme d'un ange, quelquefois sous celle d'un lion, avec la tête et les pattes d'une oie et une queue de lièvre, ce qui est un peu court ; il connaît le passé et l'avenir, donne du génie et de l'audace aux hommes, et commande trente-six légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon auquel on faisait hommage d'un bouc émissaire, lâché dans le désert en expiation des péchés des Israélites : "Le bouc emportera sur lui toutes kes iniquités dans une terre désolée ; il sera chassé dans le désert..." (Lévitique, XVI, 22).
Dans l'Apocalypse d'Abraham, Azazel est tour à tour identifié au Serpent qui vint tenter Eve dans le jardin d'Eden, et au grand Dragon chargé de dévorer les réprouvés en enfer.
Certains textes (Isaïe XIII, 21 et XXXIV, 14) en font le prince des animaux maléfiques vivant dans le désert et, notamment, le souverain des boucs.
D'autres prétendent qu'Azazel vole sans cesse autour de nous dans les airs, tandis que John Milton en fait dans son Paradis perdu le premier porte-enseigne des armées infernales.
Apocryphe de l'Ancien Testament, composé par plusieurs auteurs du Ier et IIème siècle avant Jésus-Christ, le Livre d'Enoch évoque en ces termes la condamnation d'Azazel par l'Eternel, qui, cette fois, l'exile totalement de notre univers : Et le Seigneur dit à Raphaël :
Lie les mains et les pieds d'Azazel
et jette-le dans les ténèbres !
Creuse un trou dans le désert de Dudael
et jette-le dedans !
Déverse des pierres pointues sur lui
et recouvre-le de ténèbres !
Laisse-le habiter là à jamais
et couvre son visage pour qu'il ne voie
pas la lumière !
Au jour du grand jugement
il sera jeté dans le géhenne de feu.
La terre entière a été défigurée
par les oeuvres savants d'Azazel.
Impute-lui tous les péchés !
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Figure principale du panthéon cananéen, adoré en Phénicie et à Carthage où on lui offrait des sacrifices humains ; assimilé par les Grecs à Apollon et par les Romains à Saturne, Baal, d'abord considéré par les démonologues comme le général en chef des armées infernales, devint, sous la plume des écrivains puritains du XVIIème siècle, un anti-Dieu, autrement dit, une figuration nouvelle de Satan...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Baalberith
Démon de second ordre, maître ou seigneur de l'alliance. Il est, selon quelques démonomanes, secrétaire général et conservateur des archives de l'enfer.
Les Phéniciens, qui l'adoraient, le prenaient à témoin de leurs serments (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon cité dans le Grand Grimoire, en tête des puissances infernales.
C'est aussi par lui que Wier commence l'inventaire de sa fameuse Pseudomonarchia daemonum.
Il appelle Baël le premier roi de l'enfer ; ses Etats sont dans la partie orientale.
Il se montre avec trois têtes, dont l'une a la figure d'un crapaud, l'autre celle d'un homme, la troisième celle d'un chat.
Sa voix est rauque : mais il se bat très bien. Il rend ceux qui l'invoquent fins et rusés, et leur apprend le moyen d'être invisible eu besoin.
Soixante-six légions lui obéissent (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Roi grand et terrible dans les enfers. Il a quelquefois trois têtes : celle d'un taureau, celle d'un homme, et celle d'un bélier.
Joignez à cela une queue de serpent et des yeux qui jettent de la flamme.
Mais plus ordinairement il se montre à cheval, nu et cornu, sur un ours, et porte un épervier au poing.
Sa voix est rauque et violente. Il répond sur le passé, le présent et l'avenir.
Ce démon qui était autrefois de l'ordre des dominations, et qui commande aujourd'hui quarante légions infernales, enseigne les ruses, la finesse et le moyen commode de voir sans être vu (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Idole mystérieuse que les Templiers furent accusés de vénérer et dont le nom proviendrait peut-être d'une forme francisée de Mahomet.
Représentation diabolique, statuette androgyne, reliquaire en forme de tête barbue ou symbole phallique, on ne le saura probablement jamais.
Dessiné et décrit par Eliphas Levi (l'abbé Constant) dans Dogme et rituel de la haute magie, Baphomet serait une "figure panthéistique et magique de l'absolu. Le flambeau placé entre les deux cornes représente l'intelligence équilibrante du ternaire ; la tête du bouc, tête synthétique qui réunit quelques caractères du chien, du taureau et de l'âne, représente la responsabilité de la matière seule et l'expiation, dans les corps, des péchés corporels. Les mains sont humaines, pour montrer la sainteté du travail, elles font le signe de l'ésotérisme en haut et en bas, pour recommander le mystère aux initiés et elles montrent deux croissants lunaires, l'un blanc qui est en haut, l'autre noir, de la miséricorde et de la justice. Le bas du corps est voilé, image des mystères de la génération universelle, exprimée seulement par le symbole du caducée. Le ventre du bouc est écaillé, et doit être coloré en vert ; le demi-cercle qui est au-dessus doit être bleu ; les plumes, qui montent jusqu'à la poitrine, doivent être de diverses couleurs. Le bouc a un sein de felle, et ne porte ainsi de l'humanité que les signes de la maternité et ceux du travail, c'est-à-dire les signes rédempteurs. Sur son front, entre ses cornes et en dessous du flambeau, on voit le signe du microcosme ou le pentagramme, la pointe en haut, symbole de l'intelligence humaine, qui, placé ainsi en dessous du flambeau, fait de la flamme de ce dernier une image de la révélation divine. Ce panthée doit avoir pour siège un cube, et pour marchepied soit une boule seule, soit une boule et un escabeau triangulaire..."
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand et puissant démon, comte-duc aux enfers. Il se montre sous la figure d'un archer ou d'un chasseur ; on le rencontre dans les forêts.
Quatre rois sonnent du cor devant lui. Il apprend à deviner par le chant des oiseaux, le mugissement des taureaux, les aboiements des chiens et les cris de divers animaux...
Ce démon, qui était autrefois de l'ordre des vertus des cieux ou de celui des dominations, est réduit aujourd'hui à commander trente légions infernales.
Il connaît le passé et le futur (Wier, Pseudomonarchia daemonum). Collin de Plancy, pour sa part, le compare à Robin des Bois...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Premier en pouvoir et en crime après Satan, pour le poète Milton ; qualifié de prince des démons par les Evangélistes (Matthieu XII, 24 ; Luc, XI, 15 ; Marc, III, 22), Belzébuth, qui appartient à la première Hiérarchie des mauvais anges, fut jadis appelé dans le pay de Canaan : "Seigneur de l'ordure" et "Seigneur des mouches".
Il chassait, en effet, ces dernières des moissons qu'elles infestaient, et son temple s'en trouvait tout à fait libéré.
On ignore cependant l'aspect qu'il prend devant ses adorateurs.
Certains le comparent à une énorme mouche ; d'autres le confondent avec Priape ou Bacchus.
Le monarque des enfers, dit Palingène (cité pat Collin de Plancy, édit. de 1825), "est d'une taille prodigieuse, assis sur un trône immense, ayant le front ceint d'un bandeau de feu, la poitrine gonflée, le visage bouffi, les yeux étincelants, les sourcils élevés et l'air menaçant. Il a les narines extrêmement larges, et deux grandes cornes sur la tête ; il est noir comme un Maure, deux grandes ailes de chauve-souris sont attachées à ses épaules ; il a deux larges pattes de canard, une queue de lion, et de longs poils depuis la tête jusqu'aux pieds."
Mais il peut aussi revêtir bien d'autres aspects, séduisants parfois, témoin : Biondetta...
Signalons que les encyclopédistes, par plaisanterie, se donnèrent parfois le surnom de "Frères en Béelzébub"...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon qui, dans le Livre de Job (XL et XLI) est désigné comme un gigantesque hippopotame qui, à l'instar du dieu Seth de l'ancienne Egypte, "se couche sous les lotus au milieu des roseaux et des marécages. Sa force réside dans ses reins et sa vigueur dans les muscles de son ventre, et personne n'ose se mesurer à ses terribles mâchoires."
Il est, confirme Boguet, dans son Discours des sorciers (p. 22), "le Roi de tous les enfants d'orgueil et de superbe", et le père Surin affirme que par haine de Dieu "il a vraiment une obstination et une dureté très remarquables" (La Science expérimentale, p. 223).
Comme l'hippopotame dévore de grandes quantités de nourriture, on en a fait le démon de la gourmandise et de l'intempérance ; ainsi Béhémoth aime-t-il à fréquenter les marins qui blasphèment dans les cabarets, ce qui ne l'empêche pas, à l'occasion, de satisfaire toutes sortes de lubricités.
D'aucuns prétendent qu'il s'amusait jadis à tenter les pieux ermites dans le désert, et qu'il n'épargna point saint Antoine.
Le Livre de Job ayant précisé que sa queue était aussi ferme qu'un cèdre, Léo Taxil devait surenchérir en émettant cette ineptie, donné à titre purement anecdotique : "Les 1100 légions d'insexuels commandés par Béhémoth ont aussi le nom de "frétillants" ou "daimons qui frétillent de la queue". En effet, s'il faut croire certains conférenciers palladistes, les autres daimons n'ont pas de queue ; ceux-ci, anciens maléachs déserteurs, sont seuls à en posséder ; queues énormes, pleines d'écailles, que Lucifer, au surplus, a considérablement allongées..." (Le Diable au XIXème siècle, tome II, p. 902)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon adoré des Sidoniens. L'enfer n'a pas reçu d'esprit plus dissolu, plus crapuleux, plus épris du vice pour le vice même.
Si son âme est hideuse et vile, son extérieur est séduisant. Il a le maintient plein de grâce et de dignité.
Il eut un culte à Sodome et dans d'autres villes ; mais jamais on n'osa trop lui ériger des autels (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863).
Jean Wier ajoute que, créé immadiatement après Lucifer, Bélial entraîna la plupart des anges dans la révolte : aussi fut-il renversé du ciel dans les premiers (Pseudomonarchia daemonum).
Une légende veut que le roi Salomon soit venu à bout de ses sortilèges, et qu'il ait réussi à enfermer dans une bouteille Bélial et son armée de 522 290 démons !...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon des découvertes et des inventions ingénieuses. Il prend souvent un corps de jeune femme.
Il donne des richesses. Les Moabites, qui l'appelaient Baalphégor, l'adoraient sur le mont Phégor.
Des rabbins disent qu'on lui rendait hommage sur la chaise percée, et qu'on lui offrait l'ignoble résidu de la digestion ; c'était digne de lui.
C'est pour cela que certains doctes ne voient dans Belphégor que le dieu Pat ou Crepitus ; d'autres savants soutiennent que c'est Priape...
Wier remarque que c'est un démon qui a toujours la bouche ouverte ; observation qu'il doit sans doute au nom de Phégor, lequel signifie, selon Le Loyer, crevasse ou fendasse, parce qu'on l'adorait quelquefois dans les cavernes, et qu'on lui jetait des offrandes par un soupirail (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand prince aux enfer ; il apparaît sous la forme d'un léopard avec des ailes de griffon.
Mais lorsqu'il prend forme humaine, il est d'une grande beauté. C'est lui qui enflamme les passions.
Il découvre, quand on le lui commande, les secrets des femmes, qu'il tourne volontiers en ridicule.
Soixante-dix légions lui obéissent (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon de seconde classe, présidant aux enfers, il a la forme d'une étoile ou d'une roue à cinq branches, et s'avanceen roulant sur lui-même.
Il enseigne la philosophie, la logique et les vertus des herbers médicinales.
Il se vante de donner de bons domestiques et de rendre la santé aux malades.
Il commande cinquante légions (Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863).
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Démon de classe supérieure, grand président aux enfers ; il se montre habituellement sous la figure d'un merle...
C'est, dit-on, le plus habile sophiste de l'enfer ; et il peut, par l'astuce de ses arguments, désespérer le logicien le plus aguerri.
C'est avec lui que Luther eut cette fameuse dispute dont il nous a conservé les circonstances...
Quelquefois il s'est montré en homme coiffé d'une aigrette et orné d'une queue de paon.
Ce démon, qui fut autrefois de l'ordre des anges, commande à présent trente légions aux enfers (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Chien monstrueux auquel Hésiode donnait cinquante têtes : chiffre que doublait Horace ; chargé de protéger, dans la mythologie gréco-romaine, l'entrée et la sortie du domaine de Proserpine et de Pluton.
On le représente, en général, armé de trois gueules menaçantes, le dos couvert de serpents venimeux et s'acheva,t par une queue de dragon.
Orphée parvint néanmoins à le charmer par ses chants ; Enée le calma en lui offrant un gâteau que la Sibylle avait truffé d'un narcotique, et Héraklès parvient à l'amener pour un temps à Trézène.
De là, il retourna aux enfers où Dante le rencontra, si l'on en croit La Divine Comédie...
Les démonologues de la Renaissance - Jean Wier, notamment, qui l'assimile à un certain Nabérus - firent de Cerbère un démon que l'on conjurait d'ailleurs au cours des exorcismes.
A propos de la possession d'une femme du pays de Laon, en 1565, Belleforest écrit dans ses Histoires prodigieuses (Paris, 1575, fol. 119 verso) : "Légion et Astaroth, colonels sathaniques, étant sortis, restaient les grands capitaines Cerbère et Belzébuth à quitter la place, et lesquels tenaient encore bon contre les adjurations."
Cerberus, ajoute-t-il plus loin (fol. 111 verso), "qui se tient en l'air,en l'eau et en la terre, est un démon très pernicieux..."
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Duc et grand marquis des enfers. Il a la voix rauque, l'esprit proté au mensonge ; il se présente sous la forme d'une cigogne.
Il vole l'argent dans les maisons qui en possèdent et ne restitue qu'au bout de douze cents ans, si toutefois il en reçoit l'ordre...
Il commande trente légions (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Devenu boulanger et grand panetier de la cour infernale, Dagon venait au XVIIème siècle, sous un aspect toujours très étonnant, obséder Madeleine Bavent dans la cellule qu'elle occupait dans un couvent de Louviers : "Le diable Dagon était apparu à elle en une forme bien horrible, savoir : la moitié du corps de la partie d'en haut en homme, ayant les cheveux levés comme des cornes et étincelants, le visage fort noir, et aux deux coudes deux couettes de poil noir, environ un demi-pied de long chacun, et tout nu, et la partie d'en bas dudit Diable était d'une bête comme d'un serpent tors et fot noir, sans poil ni apparence de parties honteuses et sans lumière, sinon celle qui sortait de ses yeux..." (procès-verbal de Monsieur le Pénitencier d'Evreux, du 28 mai 1643)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Dans la religion musulmane : chef des esprits rebelles et des mauvais génies, hâtivement identifié avec Satan.
"Je suis, déclare-t-il dans les Mille et Une Nuits (Histoire du Pêcheur, dixième nuit), un de ces esprits rebelles qui se sont opposés à la volonté de Dieu. Tous, les autres génies reconnurent le grand Salomon, prophète de Dieu, et se soumirent à lui. Nous fûmes les seuls, Satan et moi, qui ne voulûmes pas faire cette bassesse..."
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Prince de la mort, régnant aux enfers, et présentant un aspect particulièrement horrible.
Le géographe grec Pausanias, nous dit Pierre Le Loyer, "fait mention d'un diable vraiment infernal, nommé Eurynomos, qui mangeait les charognes des morts, et ne leur laissait que les os. Il était figuré de couleur noire tirant sur le bleu, comme les grosses mouches de boucherie, et montrait les dents, et était assis en un siège paré et couvert d'une peau de vautour. Ce n'était que la mort qui dévore la nature universelle à elle sujette, la nature dis-je, mère de ce qui vit au monde, désignée des Egyptiens par le vautour..." (Discours et histoire des spectres, Paris, 1608, livre III, ch. 5, p. 198).
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand général aux enfers. Il se fait voir sous la figure d'un terrible léopard.
Lorsqu'il prend forme humaine, il porte
un visage affreux, avec des yeux enflammés.
Il connaît le passé, le présent et l'avenir, soulève tous les démons ou esprits contre ses ennemis les exorcistes, et commande vingt légions (Wier, De prestigiis daemonum, et Collin de Plancy, Dictionnaire, 1863).
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Focalor
Général aux enfers. Il se montre sous les traits d'un homme ayant des ailes de griffon. Sous cette forme, il tue les bourgeois et les jette dans les flots.
Il commande à la mer, aux vents, et renverse les vaisseaux de guerre. Il espère rentrer au ciel dans mille ans ; mais il se trompe.
Il commande à trente légions, et obéit en rechignant à l'exorciste (Wier, De prestigiis daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Chevalier, grand président aux enfers ; il apparaît sous la forme d'un homme vigoureux, avec une longue barbe et des cheveux blancs...
Il rend l'homme invisible, ingénieux et beau parleur. Il fait retrouver les choses perdues ; il découvre les trésors, et il a sous ses ordres vingt-neuf légions de démons (Wier, De prestigiis daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Comte aux enfers. Il se fait voir sous la forme d'un cerf avec une queue enflammée ; il ne dit que des mensonges, à moins qu'il ne soit enfermé dans un triangle...
Il fait tomber la foudre, luire les éclairs et gronder le tonnerre dans les lieux où il en reçoit l'ordre.
Il répond que les choses abstraites. Vingt-six légions sont sous ses ordres (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Grand président et grand prince aux enfers. Il se montre à midi lorsqu'il prend forme humaine.
Il commande à quatre des principaux rois de l'empire infernal... Gaap ou Tap excite à l'amour, à la haine...
Il transporte très promptement les hommes dans les différentes contrées qu'ils veulent parcourir.
Il commande à soixante légions (Wier, Pseudomonarchia daemonum)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Gadrel
Nom de l'archange rebelle qui, d'après le Livre d'Enoch (ch. LXVIII, 7), vint sur terre pour séduire Eve...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Géant auquel les poètes de l'Antiquité - dont Virgile (Enéide, VIII) - donnèrent trois corps ; qui nourrissait ses troupeaux de boeufs bruns de chair humaine, et dont Hercule mit fin aux cruautés.
Dante devait en faire l'un des gardiens de son Enfer (chant XVII), lui gardant ses trois corps, mais munissant la bête d'une queue aiguisée : "Sa face était celle d'un homme juste, tant elle avait extérieurement un aspect bénin, et tout le reste du corps était celui d'un serpent ; elle avait deux pattes velues jusqu'aux aisselles, le dos, la poitrine et les deux flancs peints de noeuds et de taches rondes. Ni Turcs, ni Tartares, ne firent jamais étoffes plus chargées de couleurs avec plus d'arabesques et de reliefs, et jamais Arachnée ne tissa de pareilles toiles..." (trad. A Masseron).
Comme beaucoup d'autres géants, Geryon est l'image vivante de la fraude...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
Dans le Livre d'Ezéchiel, Gog est le nom personnel ou dynastique du souverain qui règne sur l'empire de Magog, ennemi juré d'Israël.
Il devient dans l'Apocalypse de saint Jean (XX,7-8) celui des suppôts de Satan qui, après mille ans de captivité, s'en viendra détruire finalement l'univers : "Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; leur nombre est comme le sable de la mer..." (édit. Louis Segond)...
Source : Dictionnaire du Diable de Roland Villeneuve
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